Actualisé 01.07.2020 à 10:46

Vaud

Une experte à la tête d’un SPJ transformé

L’ex-directrice d'Amnesty International Suisse va gérer une nouvelle direction de l'enfance début septembre.

Manon Schick est entrée à la section Suisse d’Amnesty International en tant que porte-parole en 2004.

Manon Schick est entrée à la section Suisse d’Amnesty International en tant que porte-parole en 2004.

Keystone

Le Conseil d'Etat vaudois a nommé l'ex-directrice d'Amnesty International Suisse Manon Schick à la tête de la nouvelle Direction générale de l’enfance et de la jeunesse (DGEJ). La spécialiste des droits humains de 45 ans entrera en fonction au 1er septembre.

A cette date, le SPJ se transforme en Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (DGEJ). Ce changement permet de concrétiser la mise en œuvre des droits de l'enfant au sens de la Convention de l'ONU des droits de l'enfant dans le canton, a rappelé le Conseil d'Etat mercredi dans un communiqué.

Pour mener à bien cette mission, le Conseil d'Etat a désigné Manon Schick au poste de directrice générale, sur proposition unanime du comité de recrutement. Elle pourra compter, au sein de la direction, sur l'appui de l'actuel chef du Service de la protection de l'enfance et de la jeunesse (SPJ), Frédéric Vuissoz, qui a largement contribué aux réformes en cours.

Manon Schick a débuté sa carrière en tant que journaliste en 1993 pour le magazine L’Illustré et a entamé ensuite des études de Lettres à l’Université de Lausanne. En 2004, elle est entrée à la section Suisse d’Amnesty International en tant que porte-parole. Nommée en 2011 directrice générale, elle a occupé ce poste jusqu’à fin juin 2020.

Renforcer la protection de l'enfant

Le SPJ évolue vers une nouvelle gouvernance depuis un audit de la Cour des Comptes en mars 2016. Le rapport de l'ancien juge fédéral Claude Rouiller de septembre 2018, pointant du doigt les graves erreurs du service à la suite d'une affaire d'un père abuseur dans le canton, avait encore accéléré cette mue.

La réorganisation vise à renforcer la protection de l'enfant, garantir le respect systématique de son intérêt supérieur, mais aussi favoriser son droit à participer et à être entendu dans les décisions qui le concernent. La DGEJ aura un rôle de pivot dans le dialogue avec les autres directions générales du département, mais aussi avec les acteurs de la protection de l’enfant que sont les juges, les avocats et les médecins, précise le communiqué.

(ATS)

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33 commentaires
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romaro

02.07.2020 à 16:30

Au fond elle n'a aucune qualification rewuise pour ce poste. Rien ne changer, hormis le nom du directeur.

Ex-Lausannois

02.07.2020 à 07:30

Bonjour les bobos

Reinaldo

02.07.2020 à 06:58

J'espère qu'elle influencera afin que les enfants puissent rester autant avec leur père qu'avec leur mère. J'espère également qu'elle aidera les familles à garder leurs enfants, donc à ne pas les envoyer en foyer. Finalement, elle devrait faire attention avec la partialité que M. Vuissoz ne semble pas avoir résolu (en tout cas pour Arnaud).