Nouvelle-Zélande: Une famille de bovins dans une situation désespérée
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Nouvelle-ZélandeUne famille de bovins dans une situation désespérée

La forte secousse qui a frappé le pays d'Océanie a fait deux morts et de nombreux dégâts. Les animaux sont aussi touchés.

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Un premier bâtiment militaire néo-zélandais a jeté l'ancre devant Kaikoura pour participer à l'évacuation des touristes coincés. (Mercredi 16 novembre 2016)

Un premier bâtiment militaire néo-zélandais a jeté l'ancre devant Kaikoura pour participer à l'évacuation des touristes coincés. (Mercredi 16 novembre 2016)

Keystone
L'armée de l'air de la Nouvelle-Zélande a commencé à évacuer par hélicoptère environ un millier de touristes dans des zones isolées (Mardi 15 novembre 2016).

L'armée de l'air de la Nouvelle-Zélande a commencé à évacuer par hélicoptère environ un millier de touristes dans des zones isolées (Mardi 15 novembre 2016).

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Photo prise d'un hélicoptère de la défense néo-zélandaise montrant des dégâts sur le littoral après le tremblement de terre du 14 novembre 2016. (Mardi 15 novembre 2016).

Photo prise d'un hélicoptère de la défense néo-zélandaise montrant des dégâts sur le littoral après le tremblement de terre du 14 novembre 2016. (Mardi 15 novembre 2016).

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De nombreux Néo-Zélandais ont fui dans la nuit de dimanche à lundi les zones côtières après qu'un séisme de magnitude 7,8, un des plus forts jamais enregistrés en Nouvelle-Zélande, a secoué leur pays, faisant au moins deux morts, endommageant des bâtiments et provoquant un tsunami. Selon le ministre de la Défense civile Gerry Brownlee, le bilan ne devrait plus s'alourdir. «Je pense que s'il y avait eu des blessés graves ou plus de morts, nous en aurions entendu parler maintenant», a-t-il déclaré à Radio New Zealand. «Il semble que l'infrastructure soit le plus gros problème, même si je ne veux pas minimiser les souffrances (...) et la peur terrible que tellement de gens ont subies.»

Des images aériennes près de Kaikoura, un point de départ prisé des touristes étrangers venant admirer les baleines, ont montré des rails de chemin de fer arrachés et déplacés d'une dizaine de mètres par la force tellurique. Des glissements de terrain ont fait tomber des centaines de tonnes de débris rocheux sur le principal axe routier du pays, tandis que des habitants diffusaient sur les réseaux sociaux des photos de fissures béantes apparues sur les routes.

Sur les réseaux sociaux, la situation désespérée de bovins a attiré l'attention des internautes. Sur une image, prise également à Kaikoura, on peut voir deux adultes et un veau bloqués sur un «îlot» de terre, alors que l'ensemble des pâturages autour a été dévasté. Il ne reste plus à ces bovins que quelques mètres carrés pour brouter.

Largement ressentie sur l'ensemble du territoire néo-zélandais, la principale secousse est survenue lundi à 0H02, heure locale (dimanche 11h02 GMT), frappant les régions de l'île du Sud. Son épicentre a été localisé à 23 km de profondeur et à environ 90 kilomètres au nord de Christchurch, ville dans laquelle un séisme de magnitude 6,3 avait fait 185 morts en février 2011, selon l'Institut de géologie américain (USGS).

Dans les heures suivant le principal séisme, des centaines de répliques ont secoué le pays, certaines d'une magnitude supérieure à 6.

De puissantes vagues consécutives au choc tellurique initial, certaines de deux mètres de haut, ont frappé les côtes, a annoncé le Ministère de la défense civile. Il avait également averti dans un bulletin spécial que d'autres vagues, susceptibles d'atteindre cinq mètres, pouvaient suivre et provoquer un «tsunami destructeur», ce qui n'a pas été le cas.

Réveil en sursaut

Les sirènes d'alerte au raz de marée ont été aussitôt activées sur le littoral de l'île du Sud ainsi que sur la côte est de l'île du Nord, tandis que les autorités enjoignaient aux habitants de ces zones exposées de se réfugier sur les hauteurs et que policiers et secouristes faisaient du porte-à-porte pour évacuer les habitations du bord de mer.

Des bâtiments ont été endommagés dans la petite localité rurale de Cheviot, près de l'épicentre, lui-même situé non loin du village de montagne touristique de Hanmer.

Dans de nombreuses régions, outre des dégâts matériels occasionnés à des habitations, des routes ont été coupées, la circulation de trains et la navigation de ferries interrompues et des pannes de courant et de téléphone constatées.

A Wellington, la capitale située à la pointe méridionale de l'île du Nord et dont les rues étaient jonchées de débris de verre, les transports publics ont été arrêtés et la population appelée à ne pas se rendre au travail lundi.

Dans plusieurs autres villes, des hôtels ont contraint leurs clients à en sortir. «Nous étions endormis et nous nous sommes réveillés en sentant la maison trembler», a raconté à l'AFP Tamsin Edensor, une mère de deux enfants, à Christchurch. «Ça a continué à aller et venir en s'intensifiant», pendant «longtemps», a-t-elle ajouté.

Selon la sismologue Anna Kaiser, qui travaille pour le centre gouvernemental GNS Science, le tremblement de terre et ses répliques se sont produits près du littoral.

En septembre, un petit tsunami avait touché les côtes orientales de la Nouvelle-Zélande à la suite d'une forte secousse tellurique en mer qui n'avait fait ni victimes ni dégâts. La Nouvelle-Zélande se trouve à la limite des plaques tectoniques de l'Australie et du Pacifique, zone qui fait partie de la «ceinture de feu» du Pacifique, où jusqu'à 15'000 séismes sont enregistrés chaque année. (20 minutes/afp)

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