Saint-Gall: Une famille offre un poste de fille au pair à Marija
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Saint-GallUne famille offre un poste de fille au pair à Marija

L'ado serbe de Sargans (SG) a appris la semaine passée qu'elle doit définitivement quitter la Suisse. Des personnes domiciliées au Liechtenstein lui proposent un travail à durée déterminée.

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nab/ofu
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Marija Milunovic vivait depuis plus de deux ans en Suisse. Durant cette période, elle s'est parfaitement intégrée. Elle devait même commencer un apprentissage à l'hôpital cantonal de Glaris en 2017.

Marija Milunovic vivait depuis plus de deux ans en Suisse. Durant cette période, elle s'est parfaitement intégrée. Elle devait même commencer un apprentissage à l'hôpital cantonal de Glaris en 2017.

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Mais les autorités saint-galloises lui ont interdit fin 2016 de commencer la formation parce qu'elle ne disposait pas de l'autorisation de séjour nécessaire.

Mais les autorités saint-galloises lui ont interdit fin 2016 de commencer la formation parce qu'elle ne disposait pas de l'autorisation de séjour nécessaire.

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«Une famille habitant au Liechtenstein nous a contactés et veut engager Marija en tant que fille au pair», raconte vendredi Armin Kekic, l'ancien entraîneur de foot de Marija. La Serbe de 17 ans, qui vit depuis plus de deux ans à Sargans (SG), aurait dû commencer cet été un apprentissage à l'hôpital cantonal de Glaris. Mais elle n'a pas pu débuter sa formation parce qu'elle ne disposait pas de l'autorisation de séjour nécessaire. L'Office des migrations saint-gallois a donc décidé la semaine passée d'expulser l'adolescente dans son pays d'origine.

Interrogé par nos collègues alémaniques de «20 Minuten», Armin Kekic explique que la famille liechtensteinoise lui a écrit sur Facebook. Même si l'offre est très généreuse, il ne s'agit que d'une solution provisoire puisque le contrat de travail est limité à une année.

Thomas Zwiefelhofer, vice-chef du gouvernement liechtensteinois, soutient lui aussi Marija. Contacté, il confirme: «L'offre, selon laquelle elle peut venir travailler légalement chez nous durant au moins un an en tant que fille au pair, tient. Cela lui permettrait de rester proche de son entourage et de gagner un peu de temps. Beaucoup de choses peuvent se passer en un an.»

Marija va très mal depuis la mauvaise nouvelle de la semaine dernière, explique Armin Kekic. «Elle a des crises de panique parce qu'elle ne veut en aucun cas retourner en Serbie.» En effet, l'adolescente n'a personne chez qui aller, à part son père qui la bat et sa grand-mère qui souffre de dépression. «Les maltraitances subies par son père ont été documentées en Serbie. Nous avons demandé aux autorités serbes de nous faire parvenir son dossier afin de le présenter aux autorités suisses. On ne sait jamais, peut-être que ça change quelque chose.»

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