Attentats de Paris: Une fausse victime du 13 novembre bientôt jugée
Actualisé

Attentats de ParisUne fausse victime du 13 novembre bientôt jugée

Elle s'était fait passer pour une victime des attentats du 13 novembre dernier à Paris : une jeune mère de famille doit comparaître le 13 juin devant la justice française pour «escroquerie».

1 / 277
kein Anbieter
23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

BFM TV
16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

Capture d'écran BFM TV

Cette jeune femme de 24 ans s'était présentée le 22 décembre au commissariat des Mureaux, près de Paris, pour porter plainte, prétendant faire partie des victimes d'une des attaques ayant frappé la capitale française. Aux enquêteurs l'interrogeant le 31 décembre, elle indique alors avoir été présente dans le bar parisien «Le Carillon», dont la terrasse a été l'une des cibles des assaillants.

Mais la jeune femme prétend «avoir été soufflée par une explosion», alors que la terrasse de ce café a été attaquée au fusil d'assaut, et «gravement blessée à un bras». Elle porte d'ailleurs un bras en écharpe, présente des certificats médicaux montrant qu'elle doit subir une greffe de peau, produit une photo de son bras prétendument blessé et dit qu'elle a perdu ce soir-là téléphone, carte bancaire et d'autres effets personnels. Les policiers contactent alors des enquêteurs de l'anti-terrorisme qui ne tardent pas à souligner de nombreuses «incohérences» dans son récit et dans les pièces produites.

Le médecin prétendument à l'origine de son certificat médical ne l'a en réalité jamais reçue. Le nom de la jeune femme ne figure sur aucune liste de victimes admises à l'hôpital le soir du drame. La photo de «son» bras blessé, enfin, est retrouvée sur internet mais ce n'est pas le sien... Grâce à de fausses déclarations, elle a néanmoins réussi à duper le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et un organisme qui aide les personnes handicapées. Brièvement placée en garde à vue en février, la jeune femme, mariée et mère d'un nouveau-né, a reconnu les faits. Convoquée devant le tribunal correctionnel de Versailles lundi prochain elle encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 375'000 euros d'amende. (20 minutes/afp)

Une planque de repli découverte vers Bruxelles

Les enquêteurs ont découvert le 22 mars, quelques heures avant les attentats qui ont frappé la capitale belge, un appartement loué à Jette, une commune de Bruxelles, sous un faux nom par Mohammed Bakkali, l'un des logisticiens de la cellule. Il est déjà soupçonné d'avoir loué deux autres planques, explique la radio-télévision publique belge sur son site internet. Le parquet fédéral belge n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces informations. Selon la RTBF, un voisin a indiqué aux enquêteurs avoir reconnu Najim Laachraoui, l'un des kamikazes de l'aéroport de Bruxelles, ainsi qu'une troisième personne non identifiée.

Ton opinion