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Action politique en Suisse«Une femme aurait pu être violée ici»

Des affiches, des rubans de signalisation et même des marquages de cadavres au sol, se multiplient en Suisse. Leur but? Sensibiliser à la violence faite aux femmes.

par
jd/vsm
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A Delémont (JU), un dessin jaune sur l'asphalte indique qu'ici, une jeune fille de 24 ans aurait pu être brutalement battue par un groupe d'hommes. Les jeunes socialistes suisses ont imaginé de nombreuses scènes de crime fictives dans tout le pays, afin d'attirer l'attention sur les violences faites aux femmes.

A Delémont (JU), un dessin jaune sur l'asphalte indique qu'ici, une jeune fille de 24 ans aurait pu être brutalement battue par un groupe d'hommes. Les jeunes socialistes suisses ont imaginé de nombreuses scènes de crime fictives dans tout le pays, afin d'attirer l'attention sur les violences faites aux femmes.

Des affiches et des rubans de signalisation ont également été installés en ville de Genève.

Des affiches et des rubans de signalisation ont également été installés en ville de Genève.

Les scènes décrites sont fictives. Ici, on a imaginé une agression dans un parc genevois.

Les scènes décrites sont fictives. Ici, on a imaginé une agression dans un parc genevois.

Dans une zone piétonne à Genève, une bande rouge et blanche empêche les gens de traverser. A Delémont, dans le Jura, la silhouette d'une personne a été dessinée à la craie sur le sol. La «scène de crime» est également marquée avec du ruban adhésif. A Liestal (Bâle-Campagne), une pancarte trône sur un poteau et informe les habitants qu'une affaire criminelle fictive a eu lieu sur place: «Une femme aurait pu être battue, harcelée sexuellement ou violée ici hier soir. Il ne s'est rien passé. Mais de tels cas sont une triste réalité.»

L'initiative a été imaginée par les jeunes socialistes suisses. Dans un communiqué, le groupe explique qu'il souhaite «attirer l'attention sur les actes de violence à l'égard des femmes» en les portant sur la place publique, alors qu'ils ont la plupart du temps lieu dans la sphère privée, ce qui les rend invisibles. Selon eux, les violences sexistes sont largement minimisées en Suisse et ailleurs.

Action décentralisée dans dix cantons

Le parti a choisi plusieurs cantons pour y placer pancartes ou scènes de crime fictives, dont Genève et le Jura. «C'est une très bonne mesure qui attire l'attention sur un sujet et des chiffres qui, autrement, seraient étouffés», résume Jasmine Bosshard, vice-présidente des Jeunes Socialistes à Bâle. «Toutes les trois semaines, une femme meurt en Suisse des suites de la violence de son partenaire ou de son ex-partenaire. Alors qu'une femme sur cinq a, en Suisse, subi des violences sexuelles dans sa vie.»

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