Actualisé 26.04.2012 à 12:58

UnescoUne fête universelle du jazz annoncée

Sur impulsion de l'Unesco, la Nouvelle-Orléans accueillera la première «Journée internationale du Jazz».

Un grand concert autour de Herbie Hancock et des rencontres entre musiciens et amateurs de cinq continents marquent la première «Journée internationale du Jazz» de l'Unesco vendredi à Paris. Des célébrations sont ensuite prévues lundi outre-Atlantique.

L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a proclamé en novembre l'instauration d'une «Journée internationale du Jazz» le 30 avril pour reconnaître ses «vertus comme outil éducatif et comme force de paix (...) de dialogue et de coopération renforcée entre les peuples».

Pointures du jazz présentes

C'est à la Nouvelle-Orléans, le berceau du jazz, que sera organisé ce jour-là, au lever du soleil, un concert spécial dans le quartier historique de Congo Square. Herbie Hancock, Diane Reeves, Terence Blanchard, Ellis Wynton Marsalis en seront. Et le soir, cap sur New York pour un concert à l'ONU diffusé dans le monde entier, avec Hancock, Dee Dee Bridgewater, Diane Reeves, Romero Lubamo, Esperanza Spalding, Angelique Kidjo, Zakir Hussain, etc.

Paris ouvre le bal

Mais dès vendredi, 10H00 du matin, heure précoce pour les jazzmen, commencent au siège parisien de l'Unesco une série de master-classes, tables rondes, cours d'improvisation et autres activités liées au jazz.

«Je vais montrer comment le soul est devenu jazz, présenter les techniques de projection de la voix», a expliqué la chanteuse de soul Nicole Slack-Jones. Surtout, «je veux montrer comment la musique, le jazz en particulier, amène la paix, en rapprochant les gens et les cultures dans un siècle cruel», a-t-elle souligné.

Pianiste et compositeur, Herbie Hancock est aujourd'hui Ambassadeur de bonne volonté de l'Unesco. Cet amateur d'expériences musicales, découvreur de talents, est donc logiquement maître du concert dans une salle de 1200 places surréservée depuis des semaines.

Autour de lui d'autres génies du jazz, tels le bassiste et guitariste Marcus Miller, le vétéran sud-africain Hugh Masekela ou les illustres chanteuses Bridgewater, Barbara Hendricks et Tania Maria.

«Langue de liberté»

Des musiciens européens, proche-orientaux, asiatiques participent à cette fête mondiale du jazz, musique désormais universelle et en constante évolution. La part belle est cependant donnée aux musiciens noirs des Etats-Unis, descendants d'esclaves, et d'Afrique, source du jazz.

Depuis ses origines «cette musique a fait entendre sa voix passionnée contre toutes les formes d'oppression. C'est une langue de liberté qui parle au coeur de toutes les cultures», a fait valoir la directrice de l'Unesco, Irina Bokova. (ats)

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