Pays-Bas - Espagne: Une finale inédite
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Pays-Bas - EspagneUne finale inédite

Quoi qu'il arrive dimanche soir au Soccer City de Johannesburg, la finale inédite de la Coupe du monde du football opposant les Pays-Bas à l'Espagne constituera une grande première.

Jamais les Pays-bas, pourtant finalistes en 1974 et 1978 face à l'Allemagne puis l'Argentine, n'ont inscrit leur nom au palmarès. De son côté, l'Espagne dispute la première finale de Coupe du monde de son histoire. Déjà sacrée à l'Euro 2008, l'Espagne peut aussi créer l'événement en devenant la troisième nation à être titrée en même temps au plan continental et mondial.

D'ores et déjà, le football européen sort vainqueur de cette 10e édition du Mondial car ce sera la première fois qu'une formation européenne monte sur la plus haute marche du podium à l'occasion d'une Coupe du monde organisée hors du Vieux Continent.

Les «Oranje» ont remporté leurs six premiers matches du tournoi affichant un grand talent offensif (12 buts) avec leurs individualités comme Robin Van Persie, Arjen Robben ou Wesley Sneijder. Ils ont, en revanche, montré de la fébrilité en défense encaissant quatre buts depuis les huitièmes de finale alors que, dans le même temps, l'Espagne conservait sa cage inviolée.

«Nous avons gagné tous nos matches de qualification et tous nos matches ici. On ne va pas laisser l'Espagne nous battre maintenant», a assuré Sneijder.

Pour Bert Van Marwijk, l'entraîneur néerlandais, sa sélection doit se montrer digne héritière du «football total» pratiqué par ses devancières des années 70. «Nous jouons bien, l'Espagne joue bien mais elle a un jeu plus attractif et c'est ce que nous voulons imiter», a indiqué Van Marwijk.

Wesley Sneijder sort d'une saison exceptionnelle qui l'a vu gagner la Ligue des champions, le championnat d'Italie et la Coupe d'Italie avec l'Inter de Milan. Meilleur réalisateur de la compétition, à égalité avec David Villa (cinq buts), il livrera avec le goleador espagnol un duel à distance qui pourrait être déterminant pour le titre.

Mais Sneijder est aussi chef d'orchestre et donc l'homme à surveiller pour le milieu de terrain des champions d'Europe. Sergio Busquets, le milieu récupérateur de la Roja, n'est pas inquiet et fonde sa confiance sur la manière dont son équipe a éteint le milieu de terrain allemand en demi-finale (1-0). «On a déjà montré ce dont nous étions capables face à Özil», le meneur de jeu allemand, «et d'autres bons joueurs», a-t-il assuré.

Depuis son titre européen, la «Roja» s'appuie sur un jeu collectif impressionnant qui prive l'adversaire du ballon et l'étouffe.

«Nous avons conservé une certaine ossature durant les six premiers matches. Aussi je ne pense pas qu'il y aura beaucoup de changement», a confié Vicente Del Bosque, le technicien espagnol.

Les Pays-Bas ont joué leur demi-finale mardi soit 24 heures avant celle des Espagnols et auront donc bénéficié d'une journée de récupération supplémentaire. Mais Busquets juge son équipe en forme et en progrès. «L'équipe a atteint un bon niveau», a insisté le joueur du FC Barcelone. «L'autre jour, nous avons joué notre meilleur match, mais j'espère que le meileur est à venir». (ap)

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