Vaud: Une flambée de cas, mais quasiment personne à l’hôpital
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VaudUne flambée de cas, mais quasiment personne à l’hôpital

Le canton de Vaud est désormais le plus touché de Suisse. Bonne nouvelle: malgré une hausse forte et soudaine du nombre de cas, les courbes des décès et des hospitalisations restent quasi plates.

par
Yannick Weber
KEYSTONE

Lors des dernières semaines, le nombre de cas détectés a connu une hausse spectaculaire dans le canton de Vaud, allant souvent au delà des 100 par jour. En terme de contaminations pour 100’000 habitants sur les 14 derniers jours, Vaud (154) se situe désormais devant Genève (128) et Fribourg (118). Zurich (59) est loin derrière alors qu’au niveau national, la Suisse atteint 52. Rappelons que la Confédération considère un pays ou une région comme zone à risque dès qu’il dépasse le seuil de 60. Dans le reste de la Suisse romande, les valeurs sont dans l’ordre suivant: Neuchâtel (47), Valais (30), Berne (26) et Jura (24).

Des hôpitaux loin de la surcharge

La bonne nouvelle, en revanche, c’est que le nombre d’hospitalisations et de décès reste très faible, ce qui amène de nombreuses personnes à conclure que le virus aurait connu des mutations et serait devenu moins «virulent», voire même que l’épidémie serait «terminée». «Nous n’avons actuellement aucun élément qui permettrait d’affirmer cela. Le faible nombre d’hospitalisations et de décès s’explique plutôt par la circulation du virus parmi une population plus jeune», modère le Département de la Santé et de l’action sociale (DSAS).

Les chiffres montrent en effet que les populations les plus âgées, et donc les plus à risque, sont relativement épargnée par cette reprise de la circulation du virus. Ce mercredi, à travers le canton, on ne comptait que 3 personnes en soins intensifs (le maximum sur le dernier mois s’est fixé à 7 personnes simultanément). Le nombre total d’hospitalisations se montait quant à lui à 19. Quant aux décès, ils se comptent sur les doigts d’une main au niveau national.

Il y a plus de tests, mais ils sont aussi plus souvent positifs

Sur internet, certains assurent que la hausse du nombre de cas n’est due qu’à une augmentation du nombre de tests. D’autres prennent la question dans l’autre sens et estiment que si le nombre de tests augmente, c’est en premier lieu parce que le nombre de cas de personnes malades qui vont se faire dépister augmente d’abord. Le Canton tranche: «Il y a effectivement davantage de tests mais le chiffre significatif pour nous est celui de la proportion de tests positifs. Celui-ci est à la hausse: nous avions lundi un taux de 9% contre environ 1,5% en juin, ce qui est révélateur d’une circulation du virus dans la population.»

Le Canton peine à détecter les raisons qui expliquent cette hausse que l’on ne constate nulle part ailleurs en Suisse, mais pointe du doigt le respect des gestes barrière. «Nous n’avons cessé de dire que seule l’application stricte des mesures de protection dans toutes les activités de la vie quotidienne, professionnelle et de loisirs y compris, permettrait de maîtriser l’augmentation du nombre des nouvelles infections», note le DSAS. Les lieux principaux de contamination semblent être «les fêtes privées, les mariages, les baptêmes et autres anniversaires mais encore et toujours le milieu festif». Par contre, le Canton admet que l’origine d’une contamination n’est connue avec certitude que dans 30% des cas.

Aucune nouvelle mesure pour l’instant

Les points de vue divergent: certains, se fondant sur les chiffres des hospitalisations et des décès, continueront de dire que les mesures actuelles sont trop strictes pour une épidémie qui ne tue presque plus. Les autres, se fondant sur ceux des nombres de cas, appellent de façon pressante les autorités à, au contraire, renforcer les mesures. Le Canton de Vaud continue de suivre la situation au jour le jour, mais n’a pour l’instant pas annoncé de renforcement des mesures.

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440 commentaires
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versinget

11.09.2020, 18:10

C'est parce que les Vaudois postillonnent par le nez lorsqu'ils parlent en portant leur masque sous le nez. Car c'est plus simple de respirer par le nez le C02 que l'on expire sous le masque par la bouche. Au moins l'asphyxie est garantie. Merci pour l'info. La circulation de la connerie pour 100'000 têtes est désormais trois fois plus forte que celle du virus. Le remède barrière pour vaches: s'enfermer chez soi en mettant sur off le bidule qui diffuse les conneries qui collent aux cheveux. Et surtout se taire pour ne plus postillonner du nez.

Jerry Lewis

11.09.2020, 11:51

Sont morts avant ^^

Mike

11.09.2020, 09:20

Tiens les vaudois se moquaient de Genève il y a quelques mois... Pensez aux autres.. Restez chez vous.