Tennis – Coupe Davis: «Une fois sur le court, pas besoin de se remotiver»
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Tennis – Coupe Davis«Une fois sur le court, pas besoin de se remotiver»

L'équipe de Suisse de Coupe Davis, qui joue ce week-end en barrage face aux Pays-Bas, est à Genève. Wawrinka et Federer devront gérer l'après-US Open.

par
Oliver Dufour
Genève
Malgré la fatigue du capitaine Severin Lüthi (à droite), la bonne humeur règne au sein de l'équipe de Suisse.

Malgré la fatigue du capitaine Severin Lüthi (à droite), la bonne humeur règne au sein de l'équipe de Suisse.

Les futurs ex-détenteurs du Saladier d'argent étaient presque au grand complet à Palexpo, ce mardi à midi. Seuls manquaient Roger Federer, qui n'arrivera que mardi soir dans la cité de Calvin et s'entraînera le lendemain, à la suite de sa défaite en finale de l'US Open dimanche, et Michael Lammer, fraîchement retraité. Le Zurichois était remplacé en conférence de presse par Henri Laaksonen, aux côtés de Stan Wawrinka, Marco Chiudinelli et le capitaine Severin Lüthi.

Arrivé le matin-même après avoir survolé l'Atlantique peu de temps après avoir assisté à la fin du Grand Chelem new yorkais, le coach bernois ne pouvait masquer ses traits tirés. «Je n'ai pas très bien dormi la nuit dernière, mais je suis quand même aller taper quelques balles avec Henri (ndlr: Laaksonen) ce matin», a-t-il souri. Mais ce sont surtout Wawrinka et Federer qui devront gérer une transition si rapprochée entre l'Open et ce barrage. «Franchement, je suis souvent étonné de voir à quel point les joueurs sont bons pour ça, a souligné Lüthi. Bien sûr, c'est dur. Mais c'est difficile de trouver des dates pour la Coupe Davis. Et là je ne sais pas s'il y aurait une meilleur semaine. Mais si les joueurs sont là, c'est qu'ils sont motivés. Et on a déjà connu pire, comme lors du barrage remporté en Australie en 2011, où nous n'étions arrivés sur place que le mercredi.»

«Habitués au décalage horaire»

Wawrinka, pour sa part, n'a pas paru plus perturbé que de raison par cet enchaînement rapide d'événements. «On a l'habitude de voyager et de subir le décalage horaire toute la saison, a rappelé le Vaudois. C'est vrai que c'est soudain, mais on le savait dès le début, donc je n'ai pas de peine à me focaliser dessus. Avec Roger, une fois qu'on est sur le court, on aime ça. On n'a pas besoin de se remotiver parce qu'il faut s'entraîner une heure ou deux.» «C'est toujours un plaisir de jouer à la maison, en particulier dans un lieu où on a connu autant de succès l'an passé», a pour sa part ajouté Severin Lüthi. «On se réjouit de pouvoir fêter encore avec le public.»

La plus grosses interrogations entoureront le camp néerlandais. Privé de Robin Haase (ATP 71), d'Igor Sijsling (ATP 159) et de Jean-Julien Rojer, No 4 mondial en double, le capitaine Jan Siemerink doit composer avec plusieurs jeunes joueurs. «Igor se remet d'une blessure au genou et n'est pas prêt pour un «best of 5» et Jean-Julien est touché à l'épaule», a précisé le coach. «Robin voulait jouer des tournois et cette rencontre ne s'intègre pas bien à son calendrier. Bien sûr, j'espère toujours qu'un joueur jouera en Coupe Davis pour son pays, mais c'est sa décision et je la respecte», a commenté Siemerink.

«Faire avec ce qu'il a»

Une situation qui a un peu étonné dans le camp suisse, mais qui n'est pas de nature à tout chambouler. «Oui, je suis surpris que Haase ne soit pas là, a admis Wawrinka. C'est un bon joueur, qui m'a déjà battu, alors c'est bon pour l'équipe s'il n'est pas là. Mais moi je me focalise sur ma préparation. Je verrai contre qui je jouerai le moment venu.» Quant à «Seve» Lüthi, c'est plutôt l'absence de Sijsling qui l'a interpelé. «J'avais déjà entendu durant l'US Open que Haase et Rojer ne viendraient pas, mais pour Sijsling j'ai été un peu plus surpris. C'est dur pour les Pays-Bas, mais un capitaine doit faire avec ce qu'il a et jouer avec la meilleur équipe possible.»

Il reste des places

Swiss Tennis a annoncé mardi qu'il restait encore des sésames pour assister à la rencontre Suisse - Pays-Bas. Malgré la présence annoncée de Roger Federer et Stan Wawrinka, il a été plus difficile que prévu de remplir l'aréna de 9000 places installée à Palexpo. Pour les simples du vendredi 18 septembre, 2200 places cherchent encore preneurs, alors que pour le samedi 19 et le dimache 20, il reste 2700 sièges à vendre.

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