31.03.2017 à 15:12

Suisse

Une fondation pour aider les victimes de l'amiante

La FIVA va mettre en place un service d'assistance gratuit ainsi que des aides financières et psychologiques destinées aux lésés.

Les victimes de l'amiante et leurs proches pourront bénéficier dès la mi-2017 d'une aide financière et d'une prise en charge psychologique plus efficace. Une fondation vient d'être créée à cet effet, dirigée par des représentants des entreprises et des associations finançant le nouveau fonds de soutien, ainsi que des victimes et des syndicats.

Urs Berger, président de l'Association suisse d'assurances, a été nommé à la tête de la fondation «Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante» (FIVA), indique celle-ci vendredi dans un communiqué. Sa création fait suite à une table ronde sur l'amiante mise sur pied à la demande du ministre de la santé Alain Berset en février 2015 et présidée par l'ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger.

Conjointement avec des institutions existantes, la fondation mettra en place un service d'assistance gratuit pour les personnes concernées, précise la fondation, notant que le suivi psychologique des victimes et de leurs proches est «souvent insuffisant». L'offre s'adresse aussi aux personnes qui ont été en contact avec de l'amiante et craignent de contracter une tumeur maligne.

Les ligues pulmonaires régionales s'attellent en outre à développer des projets pilotes en Suisse alémanique et en Suisse romande qui seront, en partie du moins, financés par le fonds.

Un total de 100 millions

Les personnes ayant contracté depuis 2006 une tumeur maligne de la plèvre ou du péritoine (mésothéliome) liée à l'amiante auront droit à une indemnisation, qu'il s'agisse d'une maladie professionnelle reconnue ou non, selon le communiqué. Le montant octroyé sera calculé au cas par cas et se fondera sur les prestations que l'assurance-accidents obligatoire (LAA) verse déjà ou non.

En contrepartie, les personnes indemnisées renoncent à des actions de droit civil, souligne la fondation, dotée d'un capital de six millions de francs à sa création et qui a reçu pour l'heure des promesses de contribution, assurées de conditions, faites à hauteur de 24 millions. Et d'estimer à une centaine de millions le montant total nécessaire au financement du fonds jusqu'en 2025.

La fondation a pour tâche d'impliquer d'autres branches et de les pousser à prendre leurs responsabilités. Car chaque année en Suisse, près de 120 personnes, qui ont inhalé bien des années auparavant une quantité cancérogène de fibres d'amiante, contractent un mésothéliome. Utilisé dans les années 1960 et 1970 dans la construction, l'amiante a été interdit en 1989. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!