Soudan du Sud: Une «force régionale» pour la paix
Actualisé

Soudan du SudUne «force régionale» pour la paix

Le gouvernement du Soudan du Sud a accepté vendredi le principe de l'envoi sur son territoire de troupes pour protéger le fragile accord de paix.

1 / 58
Un délai de 100 jours a été accordé jeudi aux belligérants du conflit sud-soudanais - le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar - pour leur permettre de former un gouvernement d'union nationale. (7 novembre 2019)

Un délai de 100 jours a été accordé jeudi aux belligérants du conflit sud-soudanais - le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar - pour leur permettre de former un gouvernement d'union nationale. (7 novembre 2019)

AFP
L'ONU réclame que les coupables d'agressions sexuelles massives au Soudan du Sud soient poursuivis en justice. (Lundi 3 décembre 2018)

L'ONU réclame que les coupables d'agressions sexuelles massives au Soudan du Sud soient poursuivis en justice. (Lundi 3 décembre 2018)

AFP
Le président du Soudan du Sud Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar se sont rencontrés mercredi en vue de faire la paix. (20 juin 2018)

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar se sont rencontrés mercredi en vue de faire la paix. (20 juin 2018)

Keystone

«Le gouvernement du Soudan du Sud a accepté», a déclaré à la presse le secrétaire exécutif de l'Igad Mahboub Maalim à l'issue d'un sommet à Addis Abeba, précisant que les modalités du déploiement, dont l'ampleur du contingent ainsi que son mandat, doivent encore faire l'objet de discussions avec Juba.

Une fois un accord trouvé sur cette «force de protection», qui viendra renforcer les 12'000 Casques bleus déjà présents au Soudan du Sud, il sera soumis au Conseil de sécurité de l'ONU.

Cette mission pourrait avoir pour rôle d'aider à la mise en oeuvre de l'accord de paix d'août 2015, ainsi que la «protection des civils et des questions humanitaires», a précisé M. Maalim.

Le président Salva Kiir avait pourtant répété à maintes reprises, dans la foulée d'affrontements début juillet entre ses troupes et celles de l'ancien vice-président Riek Machar, être farouchement opposé au déploiement de nouvelles troupes étrangères dans son pays.

Guerre civile depuis 2013

Les combats entre forces loyalistes et ex-rebelles à Juba du 8 au 11 juillet ont fait au moins 300 morts et plus de 60'000 réfugiés.

Riek Machar a fui Juba dans la foulée des combats et le président Kiir a ensuite annoncé son remplacement à la vice-présidence par le ministre des Mines du gouvernement d'union nationale, Taban Deng. C'est ce dernier qui représentait le gouvernement sud-soudanais au sommet d'Addis Abeba.

Les récents combats ont coïncidé avec le cinquième anniversaire de l'accession à l'indépendance du pays, en proie depuis décembre 2013 à une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de mort et 2,5 millions de déplacés. Selon l'ONU, six millions de Sud-Soudanais, sur une population de 11 millions, nécessitent une aide humanitaire d'urgence. (nxp/afp)

Des Casques bleus ont refusé de combattre à Malakal

Des Casques bleus ont abandonné leurs postes ou refusé de protéger les civils par la force. Telle est la conclusion d'une commission d'enquête de l'ONU sur l'attaque meurtrière d'un camp des Nations unies à Malakal (nord-est du Soudan du Sud) en février.

Selon le rapport de la Commission, «une combinaison d'inaction, d'abandons de poste et de refus d'engagement a rendu la situation plus difficile à maîtriser».

(NewsXpress)

Ton opinion