Actualisé 11.09.2008 à 17:21

adoptionUne foule de candidats à l'adoption déchantent

De plus en plus de couples sans enfant candidats à l'adoption en Suisse voient leurs espoirs déçus.

C'est le cas pour deux tiers des requérants qui ont reçu une autorisation d'adoption, selon les résultats du dernier Colloque suisse sur l'adoption internationale tenu à Bâle.

Le nombre d'adoptions internationales est en net recul en Suisse depuis 2005. De nombreux Etats d'origine parviennent en effet aujourd'hui à placer ou à faire adopter des enfants dans leur propre pays. Ainsi, alors que 557 enfants étrangers étaient encore adoptés en Suisse en 2004, seuls 299 l'ont été l'an dernier, a annoncé jeudi l'Office fédéral de la justice. La plupart venaient d'Ethiopie, de Thaïlande, d'Inde, de Colombie et de Russie. Par ailleurs, 21 enfants ont fait l'objet d'une adoption nationale.

Environ 1.000 couples ou personnes seules se sont vu octroyer l'autorisation provisoire d'accueillir un enfant en vue d'une adoption. Deux tiers n'ont donc pas réalisé leur rêve d'avoir un enfant bien qu'ils aient été aptes à l'adoption.

Le déséquilibre de plus en plus marqué entre les possibilités et la demande accroît les risques d'abus au détriment des enfants et des parents biologiques. La Convention de La Haye sur l'adoption, entrée en vigueur en Suisse en 2003, protège les parents et les enfants contre les abus en institutionnalisant la coopération entre les autorités du pays d'origine de l'enfant et celles du pays d'accueil. L'Etat d'origine et l'Etat d'accueil se répartissent les enquêtes visant à établir si un enfant peut être proposé à l'adoption et si ses futurs parents adoptifs sont aptes à l'adoption. (ap)

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