Actualisé 18.02.2020 à 16:12

Ville de Genève

«Une gestion plus humaine des locataires de la Ville»

La Commission du logement a adopté une série de mesures afin de mieux protéger les locataires qui changent de situation.

de
mpo
La GIM loue 5200 logements en grande majorité à caractère social.

La GIM loue 5200 logements en grande majorité à caractère social.

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Un enfant qui quitte le nid familial, un divorce, un décès ou un changement de situation financière. Pour les locataires de la Gérance immobilière municipale (GIM) de la Ville de Genève, ces changements de statut ont souvent signifié par le passé une résiliation de bail, parfois vécue comme brutale. Des cas ont régulièrement été relayés par les médias ou certains élus et défrayé la chronique. A tel point que le Conseil municipal s'est saisi de l'affaire par le biais de plusieurs textes depuis avril 2018.

Tolérance de deux ans

Après quinze séances et l'audition d'une vingtaine d'acteurs, la Commission du logement a adopté un amendement général. Celui-ci demande «une gestion plus humaine et plus à l'écoute des locataires» de la GIM, souligne le socialiste Olivier Gurtner, son président. Il s'agira notamment d'appliquer une tolérance de deux ans avant de résilier un bail après un décès ou le départ d'un occupant, tout en facilitant les rocades. Les élus exigent également de revoir les conditions de sous-occupation, qui ne serait effective que si le logement comprend au minimum 2,5 pièces de plus que le nombre d'habitants. «Nous nous sommes basés sur ce qui se fait au niveau cantonal, poursuit Olivier Gurtner. Il n'y a pas de raisons que la Ville soit plus sévère.»

La GIM possède plus de 5200 logements, en grande majorité à caractère social. La liste d'attente se monte à près de 3400 dossiers. Il aura fallu près de deux ans aux commissaires pour boucler ce dossier. «Lorsque nous avons présenté la précédente version en séance plénière, la conseillère administrative Sandrine Salerno est arrivée avec des amendements. Il a donc fallu tout étudier à nouveau en commission, ce qui nous a fait perdre du temps», déplore Olivier Gurtner, qui espère que ces nouvelles règles pourront être votées par le Conseil municipal avant la fin de la législature. A savoir, avant fin mai.

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