Inflation au Royaume-Uni: Une grève met le métro de Londres pratiquement à l’arrêt

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Inflation au Royaume-UniUne grève met le métro de Londres pratiquement à l’arrêt

Le mouvement réclame une hausse des salaires pour faire face à l’inflation au Royaume-Uni. Dans l’Underground de la capitale, seules deux lignes roulent à une cadence très réduite.

«Il n’y a pratiquement aucun service» dans le métro de Londres, même si «deux lignes offrent une circulation réduite» avec un train toutes les 15 minutes environ, a indiqué une porte-parole de l’opérateur de transports publics, TfL.

«Il n’y a pratiquement aucun service» dans le métro de Londres, même si «deux lignes offrent une circulation réduite» avec un train toutes les 15 minutes environ, a indiqué une porte-parole de l’opérateur de transports publics, TfL.

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Ce vendredi, le métro de Londres est quasiment paralysé et le reste du réseau de transports en commun fortement perturbé par une grève pour les salaires, face à une inflation au plus haut au Royaume-Uni, au lendemain d’un débrayage massif de cheminots. «Il n’y a pratiquement aucun service» dans le métro de Londres, même si «deux lignes offrent une circulation réduite» avec un train toutes les 15 minutes environ, a indiqué une porte-parole de l’opérateur de transports publics, TfL.

Le trafic des bus, surchargés en raison du repli de nombreux Londoniens sur ce mode de transport, était aussi perturbé. Devant la station Blackhorse Road, dans le nord-est de la capitale britannique, des gens rassemblés attendaient l’ouverture de l’Overground, réseau de trains de banlieue qui fonctionne en service réduit. «Overground seulement, pas de métro aujourd’hui», crie à la cantonade un salarié non gréviste à l’attention des voyageurs, dont un grand nombre ne sont pas au courant de la grève. «Je vais être en retard au travail, je dois me rendre dans le centre de Londres», lance une jeune femme en courant.

Si de nombreux usagers des trains se montraient, jeudi, compréhensifs envers les grévistes du rail, certains Londoniens en retard se montraient moins cléments vendredi. «Je comprends le message que les grévistes veulent faire passer à leurs patrons, mais Londres est une grande ville et de nombreuses personnes ont besoin de se rendre à leur travail», critique Catherine Ondo, une vendeuse âgée de 25 ans.

Débrayages massifs

«Je ne sais pas comment je vais me rendre au travail», se désole Greg Skalski, 43 ans, employé dans la construction. Il dénonce «les tarifs de TfL, qui ont fortement augmenté», et estime que les salaires de l’opérateur public sont déjà au-dessus de la moyenne du pays.

Le Royaume-Uni connaît ces jours-ci une nouvelle salve de débrayages massifs dans les transports, la poste, les ports, le plus gros mouvement de grève depuis des décennies face à l’inflation. Un nouveau jour de grève est notamment prévu dans les trains samedi.

«Modernisations» bientôt «imposées»?

Les négociations avec la multitude d’opérateurs ferroviaires privés du secteur sont dans l’impasse, selon les syndicats. Ces derniers ont par ailleurs rejeté une offre de hausse salariale de 8% sur deux ans de Network Rail, entreprise publique de gestion des lignes ferroviaires, qu’ils accusent d’être conditionnée à des licenciements massifs.

Le ministre des Transports Grant Shapps, accusé par les syndicats de bloquer la situation, reproche de son côté aux organisations syndicales de refuser des réformes pour moderniser le rail. Il pourrait passer en force, a-t-il assuré vendredi sur Sky News. «Si nous ne pouvons pas mettre en place ces modernisations, nous devrons les imposer», a-t-il dit.

(AFP)

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