Syrie - Irak: Une héroïne kurde aurait été décapitée par l'EI
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Syrie - IrakUne héroïne kurde aurait été décapitée par l'EI

Une combattante kurde, saluée sur les réseaux sociaux pour avoir tué plus de 100 jihadistes de l'Etat Islamique à Kobané, aurait été exécutée par les membres du groupe.

par
cga/afp

La femme connue sous le nom de Rehana, icône de la lutte que mène les Kurdes contre les combattants de l'Etat islamique, serait tombée entre les mains des jihadistes. La jeune femme était devenue un symbole de la résistance aux jihadistes après un tweet du journaliste Pawan Durani qui annonçait: «Rehana a tué plus de 100 terroristes EI dans Kobane».

C'est par une nouvelle image, diffusée sur les réseaux sociaux, que la rumeur de sa mort a été relayée. On y voit la tête de Rehana, brandie comme un trophée par un combattant de l'organisation jihadiste. La Yekineyen Parastina Jin, ou unité de protection féminines (YPJ), dont Rehana était membre, n'a pas confirmé l'information. Plus de 10'000 femmes ont contribué à défendre la ville de Kobané depuis le début de la contre-offensive anti-jihdistes, à la mi-septembre.

La ville du nord de la Syrie est devenue un point crucial dans la guerre contre l'EI de par son emplacement: elle représente en effet la porte d'entrée vers la Turquie.

Les peshmergas attendent le feu vert turc

Par ailleurs, lundi les combattants kurdes irakiens se tenaient prêts à partir pour défendre Kobané, assaillie par les jihadistes, mais attendaient toujours un feu vert d'Ankara pour prendre la route. «Les peshmergas ne sont pas encore partis pour Kobané, nous sommes prêts à les envoyer», a affirmé à la presse à Erbil Moustafa Qader, qui dirige le ministère en charge des peshmergas, les forces de sécurité de la région autonome du Kurdistan irakien.

«Nous attendons de savoir quelle position adopte l'Etat turc, et pour cette raison nous n'avons encore envoyé aucune force», a-t-il poursuivi, sans préciser ce qu'il attendait exactement de la part d'Ankara. Halgord Hekmet, le porte-parole du ministère en charge des forces kurdes, avait annoncé vendredi que le déploiement de cette «force de soutien», au maximum 200 combattants équipés d'armes automatiques, de mortiers et de lance-roquette, devait arriver au cours de cette semaine à Kobané.

La Turquie avait créé la surprise en autorisant, sous le pression des Etats-Unis, le passage aversée de son territoire à des peshmergas envoyés en renfort à Kobané. Contrairement aux Etats-Unis, le gouvernement islamo-conservateur turc est opposé à toute aide directe aux combattants kurdes syriens qui se battent contre les jihadistes à Kobané car ces derniers sont membres de la branche armée du PYD (Parti de l'union démocratique), affilié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), bête noire de la Turquie.

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