24.03.2020 à 19:35

Chevrolet Corvette Une idole américaine

La huitième génération de la Corvette C8 de Chevrolet se lance dans la course avec des voitures de sport superpuissantes à l'instar de Ferrari.

von
tg
24.3.2020
Bonnes nouvelles! Aux États-Unis, la nouvelle génération C8 de la légendaire Chevrolet Corvette est en train de s'élancer sur les routes.

Bonnes nouvelles! Aux États-Unis, la nouvelle génération C8 de la légendaire Chevrolet Corvette est en train de s'élancer sur les routes.

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«C'est le plus grand pas que nous ayons fait en près de 70 ans», affirme l'ingénieur en chef, Ed Piatek, en désignant un châssis sans la traditionnelle carrosserie en fibre de verre, qui pourrait tout aussi bien venir de chez Ferrari.

«C'est le plus grand pas que nous ayons fait en près de 70 ans», affirme l'ingénieur en chef, Ed Piatek, en désignant un châssis sans la traditionnelle carrosserie en fibre de verre, qui pourrait tout aussi bien venir de chez Ferrari.

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Le moteur n'est désormais plus logé à l'avant, mais au centre, dans le cadre en alu et carbone.

Le moteur n'est désormais plus logé à l'avant, mais au centre, dans le cadre en alu et carbone.

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L'industrie automobile est actuellement ébranlée, d'une part par les nouvelles limites de CO2, d'autre part par la crise du coronavirus. Mais il y a également, du moins pour les fans de voitures sportives, des nouvelles positives qui commencent par un, voire deux «C». Car aux États-Unis, la nouvelle génération C8 de la légendaire Corvette est en train de s'élancer sur les routes.

Chevrolet contre Ferrari: la question de savoir lequel des deux sortira vainqueur de ce duel ne s'était encore jamais posée jusqu'à présent. Mais les Américains ont décidé de s'élancer vers le haut et de changer radicalement la donne. Une fois qu'ils auront commencé à livrer les premiers modèles de la nouvelle Corvette chez eux et qu'ils l'auront lancée sur les routes européennes l'année prochaine, rien ne les retiendra.

Un grand pas

«C'est le plus grand pas que nous ayons fait en près de 70 ans», affirme l'ingénieur en chef, Ed Piatek, en désignant un châssis sans la traditionnelle carrosserie en fibre de verre, qui pourrait tout aussi bien venir de chez Ferrari. Car, tout comme chez le constructeur de Maranello, mais aussi chez Lamborghini ou McLaren, le moteur n'est désormais plus situé à l'avant, mais au centre, dans le cadre en alu et carbone. Joliment logé dans un caisson en verre, ils lui ont trouvé une place directement derrière le siège, de sorte à abaisser le centre de gravité et le ramener au centre du véhicule, ce qui lui assure surtout un meilleur équilibre. Par ailleurs, cela enlève du poids sur la direction et du fait que les cylindres soient placés à l'arrière, ils assurent une plus grande traction. «Et on a aussi une meilleure visibilité sur la route, car on n'est plus gêné par le bloc moteur qui entravait la vue», ajoute Piatek.

On obtient ainsi un comportement du véhicule qui équivaut effectivement au moins à une catégorie supérieure. Alors qu'auparavant, on avait le sentiment de devoir attendre quelques instants avant que le bolide suive la courbe, le coupé est désormais beaucoup plus agile. On a à peine le temps de penser au changement de direction que la Corvette a déjà modifié sa trajectoire et à la sortie du virage, elle reprend à nouveau rapidement sa course, ce qui permet une accélération anticipée. Dotée d'un double embrayage – une première pour l'icône américaine – la Corvette se voit catapultée vers l'horizon sans une seconde d'hésitation. Les coureurs de Ferrari n'ont plus qu'à bien se tenir.

Un vrai cabriolet

Chevrolet démarre dans un premier temps avec la Stingray, qui est le modèle de base. La ZR1 ou Z06 ne figurent, pour le moment, pas à l'ordre du jour. Mais rien que cette «raie manta» est à la hauteur de son nom. Bien que la Corvette soit tout sauf un poids plume, les 495 ch et 637 Nm suffisent pour atteindre des niveaux de performance jamais atteints auparavant avec une Corvette d'entrée de gamme. Le passage de 0 à 100 km/h se fait en à peine trois secondes. Et la vitesse de pointe se situe à 312 km/h.

Mais autant les Américains ont évolué dans le sens de Ferrari et ont modifié la Corvette en conséquence, autant le bestseller reste fidèle à lui-même. Le moteur, qui porte le nom absurde de «small block» est toujours à aspiration et d'une cylindrée de 6,2 litres. Plus que n'importe quelle voiture de sport de ce calibre, la Corvette se veut également très confortable. En mode Tourisme, le premier parmi trois modes de conduite, elle est non seulement plus confortable que tout ce qui vient d'Italie ou d'Angleterre, mais avant tout beaucoup plus silencieuse. De plus, grâce à ses deux coffres situés à l'avant et à l'arrière, elle offre également plus de place pour les bagages et se transforme même en cabriolet, grâce à son toit amovible, disponible sur tous les coupés, histoire de profiter d'une conduite, les cheveux dans le vent. D'ailleurs, on aura à nouveau droit à un vrai cabriolet, qui, cette fois – puisqu'on parle de changements révolutionnaires – aura un toit rigide rétractable. Une première!

Dans la même ligue que Ferrari

Mais la Corvette n'est pas seulement méconnaissable dans sa conduite. Son design est tout aussi spectaculaire, même s'il paraît subitement comme interchangeable à côté d'autres super voitures de sport et qu'il éveille une certaine nostalgie pour les «muscle cars» d'antan et pour les légendaires formes de bouteilles de Coca. L'atmosphère à bord est également inédite. Et on ne parle pas uniquement des instruments numériques et du grand écran tactile ou du volant presque carré – plat sur le sommet, pour avoir une meilleure visibilité et plat à la base, pour faciliter la montée à bord du véhicule – mais surtout de la peinture et du cuir, ainsi que de la quantité de métal laissé à nu. Non seulement, ça lui donne fière allure, ça fait du bien, mais surtout, ça fait oublier tout le plastique avec lequel les Américains avaient auparavant l'habitude de heurter la sensibilité des coureurs et de se déclasser eux-mêmes.

Si seulement il n'y avait pas cette énorme séparation entre les deux sièges, qui rappelle le rideau de fer d'autrefois. Le constructeur américain aurait également pu faire l'impasse sur le bandeau de commutateurs qui s'étend sur toute la longueur, tel un petit ruisseau. Personne n'a envie de jouer avec ces petits boutons tout en gardant une voiture de 500 ch sur la route. Car même si la tenue de route de la Corvette est meilleure que jamais, un peu de concentration et d'attention ne font pas de mal.

Moteur central, double embrayage, performances de conduite supérieures à celles de la 911 et compagnie et enfin une tenue de route qui ne vaut pas que pour les coureurs invétérés: la huitième génération de Corvette joue désormais effectivement dans la même ligue que Ferrari et compagnie. Pour autant, les Américains n'ont pas oublié leurs origines et restent fidèles à eux-mêmes dans au moins une discipline, à savoir le prix. Car, comparée aux modèles à moteur central de Maranello, la nouvelle Corvette reste bon marché. Aux États-Unis, la Stingray est d'ores et déjà disponible pour 60'000 dollars. En Europe, son prix devrait démarrer aux alentours de 100'000 euros, supplément d'exportation et meilleur équipement compris. C'est beaucoup pour une voiture, mais peu pour une légende.

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