Actualisé 02.03.2016 à 06:50

VotationsUne initiative incompatible avec un Etat de droit

Le texte de l'UDC pour le renvoi des criminels étrangers n'a pas convaincu le souverain. Les arguments de ceux qui combattaient l'initiative ont fait mouche.

de
jbm/ofu

Parmi les personnes qui ont voté non à l'initiative de mise en œuvre sur le renvoi des criminels étranger, l'argument selon lequel le texte est incompatible entre un Etat de droit et les Droits de l'homme a été mis en avant à 41%. Au deuxième rang, avec 36%, le fait que cette initiative est une attaque au système politique suisse a été relevé. Un troisième argument, plus concret cette fois a été avancé montrant que des infractions mineures conduiraient au renvoi de criminels étrangers. L'idée que le texte du Parlement était meilleur a convaincu à 19%.

Protéger les victimes

Pour ceux qui ont accepté l'initiative de l'UDC, l'argument comme quoi il faut avant tout protéger les victimes et non les criminels a été suivi à 43%. L'idée que la loi élaborée par le Parlement ne respecte pas la volonté populaire de l'initiative sur le renvoi des criminels a été mis en avant à 39%.

Clivage Suisse romande - Suisse alémanique

Selon les régions linguistiques du pays, les arguments qui ont fait pencher la balance en faveur du oui ou du non n'ont pas été les mêmes. Les partisans du non en Suisse romande ont été convaincus par le fait que les renvois sont inhumains. Ceux qui ont glissé un oui dans l'urne ont été convaincus par le fait qu'il faut protéger les victimes et non les criminels. Autre particularité, les jeunes qui ont voté non ont été convaincus par l'argument qui veut que même pour un petit délit, le renvoi automatique aurait été activé.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!