Une jambe de Freddy aux Acacias
Actualisé

Une jambe de Freddy aux Acacias

GENEVE. Un bout de jambe a été découvert hier matin sur les bords
de l'Arve. L'enquête continue.

Le corps de Freddy, 25 ans, disparu de Gaillard le 7 septembre, retrouve ses membres au fil des jours et du cours de l'Arve. Un buste à la frontière française il y a deux semaines, un bras en contrebas, côté Suisse, il y a quelques jours et, hier matin, un morceau de jambe, en aval, dans le quartier des Acacias. Malgré toutes ces «trouvailles», le crime morbide, perpétré aux alentours du 10 septembre, conserve encore tout son mystère.

«Aucune piste n'est écartée pour le moment», lance Alain Berthomieu, le vice-procureur de Thonon-les-Bains, en charge de l'affaire. Et de rappeler que le découpage d'un corps appelle trois hypothèses dissociées ou complémentaires: La première est purement utilitaire et vise à «simplifier» le transport du corps. La deuxième cherche à rendre l'identification difficile. La troisième, enfin, sous-tend un plaisir pervers du meurtrier de découper une victime morte... ou vivante. Le plaisir d'un psychopathe? «Rien ne permet encore d'étayer cette hypothèse», rassure le vice-procureur. Et qu'en est-il des outils utilisés dans le découpage? «Il s'agit d'un couteau de boucher pour trancher les chairs et d'une scie électrique pour découper les os», répond Alain Berthomieu. Un outil que l'on trouve sur les chantiers? «Tout à fait, en tout cas les scies à batterie et portables», rétorque le vice-procureur. Rappelons que Freddy travaillait sur des chantiers genevois en tant que carreleur.

Shahïn Ammane

Ton opinion