Société - Une journaliste allemande critique la mentalité suisse
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SociétéUne journaliste allemande critique la mentalité suisse

Susanne Resch, une journaliste de Brandebourg, a écrit un reportage sur ses quatre années passées à Zurich dans le plus grand magazine de voyage en ligne d’Allemagne. Sa conclusion: plus jamais ça!

Le séjour à Zurich de Susanne Resch ne s’est pas très  bien passé. 

Le séjour à Zurich de Susanne Resch ne s’est pas très bien passé.

Tamedia

«Zurich est belle - mais je ne veux plus jamais y vivre»: c'est le titre du reportage que la journaliste allemande Susanne Resch, 36 ans, a écrit sur Travelbook.de, le plus grand magazine de voyage en ligne d'Allemagne avec près de trois millions de lecteurs par mois, rapporte la «SonntagsZeitung».

Le texte, illustré d'une vue de carte postale, commence par les nombreux atouts de la plus grande ville suisse: un bel emplacement au bord du lac, les Alpes à l'horizon, la vieille ville pittoresque. En bref: Zurich a «au moins autant d'as dans sa manche que l'Emmental suisse a de trous». Mais en ce qui concerne ses habitants, la ville se révèle moins idyllique pour Susanne Resch: il y a le concierge qui voulait vérifier le tri des déchets dans son appartement; la voisine qui lui a demandé à plusieurs reprises de ne pas faire sécher «ses sous-vêtements obscènes» dans la buanderie commune; le Zurichois qui a offert son argent pour qu’elle rentre en Allemagne - un aller simple, bien sûr; et tous les Zurichois qui pestaient «Schiess-Dütschi» dans son dos ou qui griffonnaient sa plaque d'immatriculation allemande et la couvraient de chewing-gums. «En quatre ans, je n'ai même pas réussi à nouer une amitié», poursuit Susanne Resch.

L’article, publié début septembre, a récolté une centaine de réactions. 95% des lecteurs étaient d’accord avec la journaliste. Interrogé par la «SonntagsZeitung», Stefan Calefice, président du club allemand de Zurich, se dit conscient des difficultés rencontrées par ses compatriotes en Suisse. Il conseille cependant aux membres de son club d’apprendre à ne pas passer pour arrogants. Le ton de commandement des Allemands est en effet mal vu à Zurich.

(Newsdesk)

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