Etats-Unis: Une journaliste qualifiée de «soûlarde droguée»
Actualisé

Etats-UnisUne journaliste qualifiée de «soûlarde droguée»

Un article du «New York Times» affirmant que Donald Trump malmène verbalement son avocat personnel, a fait sortir le chef de l'Etat de ses gonds.

Donald Trump.

Donald Trump.

AFP

Dans une série de messages sur Twitter, Donald Trump s'en est pris à un article du «New York Times». Cet article veut «détruire Michael Cohen et sa relation avec moi dans l'espoir qu'il se retournera » en devenant un témoin à charge, a-t-il tweeté.

Le quotidien, se basant sur plusieurs sources, affirme samedi que Michael Cohen est maltraité depuis des années par Donald Trump à coups «d'insultes gratuites, commentaires condescendants et au moins par deux fois menaces de limogeage».

En réponse, le président a assuré que son avocat était «un homme bien avec une famille merveilleuse» et «un homme d'affaires à son propre compte/avocat que j'ai toujours apprécié et respecté».

«Chasse aux sorcières»

«La plupart des gens se retournent s'ils sont laissés en paix par le gouvernement, même si cela signifie mentir ou raconter des histoires, a-t-il ajouté. Désolé, je ne vois pas Michael faire ça malgré l'horrible chasse aux sorcières et les médias malhonnêtes!»

Fidèle défenseur de Donald Trump, Michael Cohen a passé plusieurs années en tant qu'avocat principal de la Trump Organization, le groupe new-yorkais du milliardaire désormais géré par ses proches, et a été l'un des porte-parole de sa campagne présidentielle.

Ses bureaux ont été perquisitionnés le 9 avril par la justice américaine, en lien avec l'enquête tentaculaire du procureur spécial Robert Mueller qui vise à déterminer une éventuelle collusion entre l'équipe de Donald Trump et la Russie lors de la campagne présidentielle de 2016. Du matériel et de très nombreux documents ont été saisis à cette occasion.

Plusieurs affaires enterrées

La justice s'intéresse notamment aux «affaires» de Michael Cohen, accusé d'avoir enterré plusieurs scandales visant son client, notamment le versement de 130'000 dollars à l'actrice pornographique Stormy Daniels en novembre 2016, peu avant l'élection présidentielle, pour taire une liaison présumée avec le président en 2006 et 2007.

Michael Cohen affirme que l'argent provenait de ses fonds personnels. Donald Trump assure ne pas avoir connaissance de cette transaction et nie toute relation avec Stormy Daniels, de son vrai nom Stephanie Clifford.

Le président a toujours démenti avec véhémence toute collusion avec des responsables russes pour favoriser son élection, dénonçant l'enquête du procureur spécial comme une «chasse aux sorcières». (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion