Hockey - National League: Une journée de perdue, aucune de retrouvée
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Hockey - National LeagueUne journée de perdue, aucune de retrouvée

Il y a des jours comme ça... Après la défaite de Genève-Servette à Lausanne (8-4), «20 minutes» est allé prendre le pouls des Aigles. C'était presque une bonne idée.

par
Robin Carrel
Genève

C'était prévu depuis le début de la semaine. L'adage «malheur aux perdants» dicterait ma journée de mercredi. Si le GSHC s'inclinait à Malley 2.0, je devais aller suivre l'entraînement du club genevois, pour voir ce qui allait se tramer dans la Cité de Calvin. Au contraire, si les Lausannois enchaînaient avec une nouvelle défaite, direction l'arrêt des CFF de Prilly-Malley pour voir si le LHC s'enfonçait dans la crise.

Comme la troupe de Craig Woodcroft, qui a mené 1-3, a fini par s'incliner 8-4, un message part dans la nuit au chef de presse du club des Vernets et le réveil s'annoncera douloureux aux alentours des neuf heures du matin. Je m'autocite: «Comme tout 'bon journaliste', je pense venir faire le vautour à l'entraînement demain... Si je me pointe vers 11 heures et des brouettes aux Vernets, je suis juste?» L'excellent homme des médias du bout du Lac me répond dans la foulée que oui, l'entraînement aura lieu de 11 heures à 12 heures 30 et que des joueurs seront ensuite disponibles pour des entretiens. Même si la pratique pourrait potentiellement se faire avec un peu de retard... Joie!

Pas d'entraînement

Mais c'est là que ce mercredi 11 octobre 2017 va basculer dans l'improbable. Arrivé la fleur au dictaphone dans la patinoire proche de l'arrêt Acacias, je passe par l'entrée des artistes pour me rendre près de la surface gelée, non sans saluer au passage Craig Woodcroft. Il est encore là, c'est sans doute un bon signe pour sa carrière genevoise, me dis-je. Puis, vers 11 heures 30, l'enthousiasme fait place à l'attente. L'attente est finalement suivie d'un doute, aux alentours de 11 heures 50, car toujours personne n'est «monté sur le rink»...

A l'instant même où je commence àrédiger un message au chef de presse, celui-ci déboule derrière moi. La sentence tombe quelques instants plus tard: pas d'entraînement sur glace des Aigles, qui se contenteront d'une discussion d'équipe à huis clos et, sans doute, d'une séance vidéo bien corsée pour pointer du laser les errements constatés la veille, quand les «grenat» ont encaissé quatre buts en moins de 14 minutes dans l'ultime période. OK. Tant pis. Retour au bureau. Mais le grand n'importe quoi ne faisait encore que commencer...

Plus intelligent après...

Tranquillement installé dans le tram genevois No 15, direction Nations, mon téléphone vibre, les réseaux sociaux bruissent, la boîte mail m'indique qu'elle a reçu du courrier. Vainqueur la veille du derby romand au terme d'une remontée qui a fait vibrer Malley 2.0, le club vaudois informe que «Dan Ratushny n'est plus le coach du Lausanne Hockey Club». Quoi?!

«Le LHC remercie Dan Ratushny pour le travail effectué et lui souhaite bonne chance pour la suite de sa carrière professionnelle, est-il écrit plus loin dans le communiqué de presse. La fonction de coach principal est confiée avec effet immédiat à Yves Sarault ad interim. Yves Sarault était l'entraîneur des Juniors Elites du LHC depuis 4 ans. Il sera assisté de Rikard Franzen pour son premier entraînement ce matin et pour le match de vendredi contre Ambri-Piotta.»

Donc la bonne idée - enfin celle qui paraissait la plus logique - s'est transformée en un triple bide, tandis que ce qui paraissait le plus improbable a fini par se produire. Dans le sport, comme dans bien d'autres instants de l'existence, on est souvent plus intelligent après. Là, je ne sais pas pourquoi, même maintenant je me sens un peu bête. Il y a des jours comme ça...

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