Attentats à Paris: Une kamikaze tuée et sept arrestations à Saint-Denis
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Attentats à ParisUne kamikaze tuée et sept arrestations à Saint-Denis

Un assaut a été donné en région parisienne, mercredi matin. Deux personnes sont mortes, dont une femme qui s'est fait exploser.

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23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

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BFM TV
16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

Capture d'écran BFM TV

Cinq jours après les attentats de Paris, un assaut policier d'ampleur a été lancé mercredi avant l'aube à Saint-Denis, en proche banlieue parisienne, ciblant le Belge Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des tueries qui ont fait 129 morts vendredi.

Deux forcenés sont morts, dont une femme qui s'est fait exploser - une première en France -, alors qu'au moins un suspect était encore retranché dans un immeuble du centre piétonnier de Saint-Denis. Cinq personnes ont été arrêtées dont trois étaient dans l'appartement.

L'opération terroriste a débuté avant l'aube en plein coeur de cette ville populaire à forte population immigrée de la périphérie nord de la capitale, à moins d'un kilomètre du Stade de France, visé par l'un des attentats du 13 décembre qui ont fait 129 morts et 352 blessés, et ont été revendiqués par l'Etat islamique (EI). La femme kamikaze «a activé son gilet explosif au début de l'assaut» vers 04H20 (03H20 GMT), selon le procureur de Paris, François Molins, en charge de l'enquête.

Trois policiers blessés

Au moins trois policiers ont été blessés dans l'opération de Saint-Denis, qui a pour cible l'organisateur présumé des attentats les plus meurtriers de l'histoire de France, le jihadiste belge Abdelhamid Abaaoud. Cet homme de 28 ans, ex-petit délinquant ayant grandi à Bruxelles, était parti combattre en Syrie courant 2013 au côté des jihadistes de l'EI, dont il l'est devenu l'un des visages de la propagande sous le nom d'«Abou Omar al-Baljiki». Il est aussi le commanditaire présumé d'attentats projetés en Belgique par une cellule jihadiste, attentats pour lesquels il aurait fait un aller-retour en Europe depuis la Syrie, se jouant des services de sécurité.

Pendant plus de trois heures, des explosions et rafales d'armes automatiques ont retenti à intervalles réguliers dans le centre historique et piétonnier de Saint-Denis, près de la basilique des rois de France. L'armée a été déployée et les habitants ont reçu l'ordre de rester confinés chez eux. En cinq jours d'enquête, les policiers sont parvenus à remonter la piste des sept kamikazes - dont l'opération suicide était là aussi une dramatique première en France - et établir le scénario des attaques, «des actes de guerre planifiés en Syrie, organisés en Belgique et perpétrés en France avec des complicités françaises», selon le président François Hollande.

33 jihadistes de l'EI tué dans des raids

Trois équipes coordonnées composées de neuf hommes au total et non huit, comme envisagé jusqu'à présent: trois kamikazes aux abords du Stade de France, trois autres dans la salle de spectacles du Bataclan et trois assaillants pour les terrasses de bars et restaurants. Quatre d'entre eux ont été identifiés et sont Français, dont au moins trois ont combattu en Syrie dans les rangs des jihadistes. Un kamikaze du Stade de France reste à identifier: l'homme est passé par la Grèce cet automne et on a retrouvé près de son cadavre un passeport syrien à l'authenticité douteuse.

L'un des membres du commando, Salah Abdeslam, 26 ans, dont le frère Brahim Abdeslam s'est fait exploser, est toujours en fuite et activement recherché, notamment en Belgique. Deux complices présumés ont arrêtés samedi dans le quartier de Molenbeek à Bruxelles, plaque tournante du jihadisme en Europe. Inculpés par la justice belge pour «attentat terroriste», les deux hommes, Mohammed Amri, 27 ans, et Hamza Attou, 20 ans, sont soupçonnés d'avoir exfiltré Salah Abdeslam en Belgique après les tueries.

Après le traumatisme, les autorités françaises ont organisé en quelques jours la riposte, qu'elles ont promis «impitoyable». Mardi soir, des bombardements français ont à nouveau frappé Raqa, fief syrien de l'organisation jihadistes, pour le troisième jour consécutif. La Russie avait aussi plus tôt bombardé l'Etat islamique en Syrie. Les frappes des deux pays au cours des dernières 72 heures dans le nord de la Syrie ont causé la mort de 33 jihadistes de l'EI, a affirmé mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). (nxp/afp)

(NewsXpress)

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