Mère porteuse: Une lesbienne enceinte pour un couple gay
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Mère porteuseUne lesbienne enceinte pour un couple gay

Christine Johnson, élue du parlement de l'Utah, a annoncé qu'elle était mère porteuse pour un couple d'amis proches homosexuels.

Agée de 41 ans, Christine Johnson, lesbienne, est enceinte de quatre mois. Elle a expliqué avoir décidé de se faire inséminer artificiellement avec le sperme d'un de ses amis, pour aider ce couple qui lui avait fait part de sa frustration face aux obstacles mis à l'adoption.

La législation de l'Utah (ouest), Etat conservateur, interdit aux couples non-mariés d'adopter et ne reconnaît pas le mariage homosexuel. Le couple, dont la députée n'a pas voulu révéler l'identité, s'était marié en Californie pendant la période où le mariage homosexuel y a été légal.

Déjà une fille

Christine Johnson a pour sa part déjà une fille de 17 ans, née d'un mariage qui a duré deux ans. Elle a déclaré au «Salt Lake Tribune» qu'elle pensait que ses amis feraient «de merveilleux parents». «Le sexe ou les préférences sexuelles sont moins importantes que le fait d'accueillir les enfants dans un foyer aimant», a-t-elle ajouté.

L'Utah a été fondé par les Mormons, et l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours y a toujours une très forte influence politique et sociale. Christine Johnson, qui a elle-même été enlevée au sein de l'Eglise avant de la quitter, a estimé que ses électeurs ne lui tiendraient pas rigueur de cette grossesse inusitée, et entend briguer un troisième mandat.

L'important est le «cadeau de la vie»

Le sénateur Howard Stephenson a réagi pour sa part en estimant qu'avoir une mère et un père était «la situation optimale, et ce que chaque bébé mérite». Mais, a-t-il ajouté, «je respecte toute femme qui portera un enfant pour un couple sans enfants. «C'est ma responsabilité de montrer amour et respect à une fille de Dieu».

Le président de la Chambre de l'Utah, David Clark, Mormon lui aussi, est d'accord: au bout du compte, c'est le cadeau de la vie qui est important», a-t-il jugé.

Elle a précisé que l'enfant serait informé qu'elle est la mère biologique, mais qu'elle sera plutôt «comme une tante». Quant à celui des deux «futurs pères» qui aura fourni le sperme, il aura les mêmes droits que tout père biologique. Son compagnon en revanche ne pourra pas adopter l'enfant, en vertu de la loi locale. (ap)

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