Genève: Une liaison TPG en pédalo va voir le jour dans la rade!
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GenèveUne liaison TPG en pédalo va voir le jour dans la rade!

La future ligne R, cet été sur le lac, ciblera surtout les touristes. Les syndicats dénoncent un projet «trop pénible» pour les employés.

par
David Ramseyer
Les pédalos TPG seront du même type que ceux loués aux touristes et pourront transporter d'un à quatre passagers. La durée d'une traversée est estimée à 10 minutes environ.

Les pédalos TPG seront du même type que ceux loués aux touristes et pourront transporter d'un à quatre passagers. La durée d'une traversée est estimée à 10 minutes environ.

photo: Kein Anbieter/Frautschi Pascal

Après les bus, les trams et les navettes lacustres, les Transport Publics Genevois (TPG) se mettent au pédalo. Avec des engins biplaces ou à cinq sièges (pilote compris) propulsés à la force du mollet par un chauffeur TPG, la nouvelle ligne R devait relier les Bains des Pâquis et la jetée des Eaux-Vives du 25 juin au 28 août prochains. Le canton veut ainsi enrichir son offre touristique. Une telle liaison permettra aux visiteurs d'avoir un point de vue inédit sur la rade et de faire de jolis selfies avec le jet d'eau en arrière-plan, note le Département des transports.

Voies spéciales sur l'eau

Restent quelques détails à régler. «Pour éviter des collisions avec les bateaux, nous créerons un couloir pour pédalos, un peu comme les voies réservées aux bus en ville», précise Luc Barthassat. D'après le conseiller d'Etat chargé des transports, ce projet au coût «modeste» de 50'000 fr. via à un partenariat public/privé (ndlr: le TCS pourrait être partie prenante, selon l'Etat) devrait être voté au Grand Conseil fin avril: «Nous avons déjà le soutien des partisans de la traversée du lac». Ainsi que celui de l'Association Transports et Environnement, car «c'est un projet positif en matière de mobilité douce, applaudi son président Thomas Wenger. Il est complémentaire avec d'autres modes de transports non-polluants et pourra un peu soulager le trafic surchargé du pont du Mont-Blanc».

Conduite éprouvante

Le SEV, le syndicat des transports, est lui scandalisé et dénonce une grave atteinte aux conditions de travail des employés. «Les chauffeurs souffrent déjà du dos après deux heures au volant d'un bus, s'insurge Valérie Solano, secrétaire syndicale. S'ils doivent maintenant pédaler, ce sera bien trop pénible!» Les TPG promettent de n'employer que des conducteurs entraînés et en bonne forme physique. Luc Barthassat, lui, espère que pour les Genevois et les touristes, ce ne sera «que du bonheur!»

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