Fraude fiscale: Une liste de noms est techniquement impossible
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Fraude fiscaleUne liste de noms est techniquement impossible

Dresser une liste de fraudeurs auprès d'une banque en Suisse est pratiquement impossible du point de vue technique, estime un expert.

Seul le laxisme d'un établissement peut amener un employé à en constituer une, comme pour le cas de LGT au Liechtenstein.

Questionné dans «L'Agefi» de mercredi, Jean-Philippe Bersier, directeur commercial de l'éditeur genevois de logiciels bancaires New Access, s'exprime en référence à la liste de 3000 noms de contribuables français disposant d'un compte bancaire en Suisse, divulguée le week-end passé par le ministre du budget Eric Woerth.

«C'est possible mais peu probable», précise-t-il. «L'expérience démontre qu'au sein des banques, l'information concernant les clients est d'une part extrêmement bien protégée et que d'autre part l'accès à ces informations est très restreint». De plus, de nombreux garde-fous sont censés prévenir tout acte malveillant.

Par ailleurs, les petites banques, à la gestion réputée conservatrice, «n'ont parfois pas de système informatique pour gérer le fichier central et par conséquent un vol de données est paradoxalement encore plus difficile». D'une manière générale, la philosophie dans la banque privée est de jamais rien centraliser.

Le cas de la banque liechtensteinoise LGT rappelle une affaire ayant défrayé la chronique au début de l'an passé. Le fisc allemand avait alors récupéré des données volées de clients allemands soupçonnés d'avoir fraudé via la Principauté, en payant un informateur pour obtenir une liste de noms. (ats)

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