«Panama Papers»: Une loi britannique contre l'évasion fiscale
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«Panama Papers»Une loi britannique contre l'évasion fiscale

Le premier ministre David Cameron annonce un durcissement législatif.

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Il y a un an éclatait le scandale des Panama Papers. Le point sur l'affaire. (Vendredi 31 mars 2017)

Il y a un an éclatait le scandale des Panama Papers. Le point sur l'affaire. (Vendredi 31 mars 2017)

AFP
Le Panama est «prêt à commencer» en 2018 l'échange automatique d'informations pour contrer la fraude fiscale internationale, a annoncé vendredi sa vice-présidente Isabel de Saint Malo (ici). Il demande à être retiré de la liste française des paradis fiscaux. (Image d'archive)

Le Panama est «prêt à commencer» en 2018 l'échange automatique d'informations pour contrer la fraude fiscale internationale, a annoncé vendredi sa vice-présidente Isabel de Saint Malo (ici). Il demande à être retiré de la liste française des paradis fiscaux. (Image d'archive)

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Les actifs des banques basées au Panama ont dépassé en 2016 les 120 milliards de dollars, un montant record atteint en dépit du scandale des Panama Papers. (Jeudi 16 mars 2017)

Les actifs des banques basées au Panama ont dépassé en 2016 les 120 milliards de dollars, un montant record atteint en dépit du scandale des Panama Papers. (Jeudi 16 mars 2017)

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Éclaboussé par les révélations des «Panama Papers», le premier ministre britannique David Cameron doit annoncer lundi un durcissement de la législation contre l'évasion fiscale.

Le projet prévoit que les entreprises soient tenues pénalement responsables si des salariés participent à un tel mécanisme.

«Notre gouvernement en a fait plus que tout autre pour agir contre la corruption sous toutes ses formes, mais nous irons plus loin», doit dire David Cameron, selon des extraits de son discours diffusés par ses services.

«C'est pourquoi nous légiférerons cette année pour que les entreprises qui ne parviennent pas à empêcher leurs employés de faciliter l'évasion fiscale soient tenues pénalement responsables.»

Cameron sous pression

Ce projet n'est pas neuf. Il a été annoncé dès mars 2015 par son ministre des finances, George Osborne, mais l'objectif initial était de légiférer d'ici 2020, au terme du mandat du premier ministre conservateur.

L'accélération de son examen parlementaire vise à atténuer les dégâts provoqués la semaine passée par les révélations de l'affaire des «Panama Papers» et les atermoiements de David Cameron.

Après quatre déclarations différentes en quatre jours, le premier ministre a fini par admettre jeudi soir à la télévision qu'il avait bien détenu une participation dans une société offshore créée dans un paradis fiscal par son père Ian, aujourd'hui décédé.

Il a reconnu samedi qu'il aurait pu «mieux gérer» cette affaire et a publié dimanche ses déclarations de revenus des six dernières années pour tenter de répondre une fois pour toutes aux questions sur son patrimoine personnel. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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