Actualisé 11.07.2006 à 00:11

Une machine électronique pour contrer les fraudeurs

Tous les moyens sont bons pour assister à un concert sans payer. Entre autres mesures pour contrer la fraude, des machines électroniques vérifient l'authenticité des badges d'entrée.

La présence de ces machines ne signifie pas «qu'il y a un problème de fraude au Festival», explique Vincent Favrat, attaché de presse du Jazz. Le responsable des accréditations, Pierre Sottas, rappelle toutefois l'évidence: «Tout festival qui se respecte est confronté à un problème de falsification. C'est un challenge pour les fraudeurs.»

Il existe trois moyens d'entrer légalement dans les salles: un billet ordinaire valable pour un concert, un bracelet de couleur valable un jour et un badge réservé aux accrédités. Ce dernier sésame se présente sous la forme d'une carte de crédit traditionnelle avec nom, prénom et photo du détenteur. Une puce miniature, certifiée par Kudelski Group, est logée à l'intérieur. «Notre personnel d'entrée vérifie la présence de cette puce à l'aide d'une petite machine électronique. Les contrôles sont faits à l'improviste et régulièrement», ajoute Pierre Sottas.

La couleur des bracelets change chaque jour. Elle est tenue secrète jusqu'en début d'après-midi. Une fois fixé au poignet, il est difficile de l'enlever sans le déchirer. Finalement, la sécurité des billets est garantie par TicketCorner, qui les délivre. Pour contrer le marché noir, le Festival s'en réserve une vingtaine qu'il distille au compte-gouttes durant la journée. Ce moyen permettrait d'éviter la montée des prix. En cas de prise d'un fraudeur en flagrant délit, le Festival peut déposer une plainte pénale.

Dominique Botti

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