France: Une maison de Cocteau retrouvée dans le Var
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FranceUne maison de Cocteau retrouvée dans le Var

Les commissaires d'une exposition consacrée à Jean Cocteau ont retrouvé par hasard une petite maison de pêcheurs qui lui avait été offerte.

L'homme de théâtre et de cinéma, poète, peintre et dessinateur Jean Cocteau montre l'une de ses oeuvres représentant son amie l'écrivain défunte Colette. ((Septembre 1957)

L'homme de théâtre et de cinéma, poète, peintre et dessinateur Jean Cocteau montre l'une de ses oeuvres représentant son amie l'écrivain défunte Colette. ((Septembre 1957)

AFP/Archives/photo d'illustration

Une petite maison de pêcheurs à Saint-Mandrier, dans le Var (sud de la France), dont le rez-de-chaussée est aujourd'hui occupé par un institut de beauté, s'est avérée avoir appartenu à Jean Cocteau. Les commissaires d'une exposition l'ont découverte «par hasard».

«On savait que Cocteau avait passé beaucoup de temps dans la région, et certains biographes avaient eu vent d'une maison qu'il aurait eue à Saint-Mandrier, mais l'enquête n'avait jamais été approfondie», a déclaré Alexandre Mare, commissaire avec Stéphane Boudin-Lestienne de l'exposition «Jean Cocteau et les Noailles, Correspondance(s)».

C'est en préparant cette exposition consacrée à l'«amitié quasi-divine» qui liait le poète à Charles et Marie-Laure de Noailles (mécènes des avant-gardes artistiques et intellectuelles du 20e siècle) que les commissaires, trouvant plusieurs mentions de cette maison dans des lettres, ont décidé de mener l'enquête.

Voisins insupportables

«Il s'agit d'une série de hasards. Il y a d'abord eu des lettres. Puis on a pu confirmer grâce à des archives des Noailles que début janvier 1933, Charles de Noailles a acheté pour Cocteau une maison pour la somme de 75'000 francs de l'époque. Un historien, Gérard Jamin, a ensuite retrouvé la maison», a expliqué Alexandre Mare.

«Importuné par des locataires présents au troisième étage et dont il n'arrivait probablement pas à se défaire, il l'a revendue moins de trois ans après à un couple de jeunes mariés, Marius et Alexandrine d'Isanto, qui s'occupait de son service. La maison appartient toujours à la même famille», a encore précisé le commissaire.

M. Mare rappelle que c'est à Saint-Mandrier - qu'il appelait «le port où je voudrais vivre» - que Cocteau a mis le 18 août 1932 le point final au manuscrit de «La Machine infernale», une de ses plus importantes oeuvres théâtrales. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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