Assurance chômage: Une majorité de sondés en faveur de la révision
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Assurance chômageUne majorité de sondés en faveur de la révision

La révision de la loi sur l'assurance chômage remporte les faveurs des sondés, révèle la deuxième enquête SSR SRG idée suisse publiée mercredi.

Si le texte avait été soumis au peuple dimanche dernier, il aurait récolté 48% de «oui» et 30% de «non».

Si le texte avait été soumis au peuple dimanche dernier, il aurait récolté 48% de «oui» et 30% de «non».

La proportion de partisans de la révision sur laquelle les Suisses se prononceront le 26 septembre prochain a très légèrement reculé depuis le premier sondage réalisé au mois d'août. Elle était alors de 49%. Les opposants ont en revanche gagné du terrain: ils n'étaient que 25% au mois d'août, révèle l'enquête réalisée par l'institut gfs.bern.

Le camp du rejet a particulièrement progressé en Suisse romande. Il y a trois semaines, les personnes interrogées y étaient en faveur de la révision à 43% et 34% étaient contre. Mais le vent a tourné: 45% des sondés s'apprêtent maintenant à glisser un «non» dans les urnes et 35% un «oui».

«Oui» clair au PLR

La révision remporte plus en plus de soutien en Suisse alémanique avec 53% de «oui» (51% en août) et 26% de «non» (23%). Au Tessin, 50% (46%) des personnes interrogées se disent en faveur de la nouvelle loi alors que 23% (20%) la refusent.

Sur le plan des orientations politiques, la révision rencontre le plus d'opinions positives dans les rangs du PLR (71%), suivis de ceux de l'UDC (60%) et du PDC (51%). Parmi les sympathisants démocrates-chrétiens, l'enthousiasme s'est toutefois érodé de dix points de pourcentage depuis le précédent sondage. De l'autre côté de l'échiquier politique, la base du PS voterait contre à 53% et celle des Verts à 50%.

Les partisans du «oui» ont avant tout été séduits par l'argument que l'assurance chômage doit être assainie. Ils se sont aussi dit sensibles à l'idée que la révision est «juste» car la hausse des cotisations et les coupes dans les prestations sont équivalentes.

Du côté du «non», les arguments les plus suivis sont que les hauts revenus ne paient pas de cotisations sur la part de leur salaire au-delà de 126'000 francs et que la l'assurance chômage pourrait être assainie si tout le monde était logé à la même enseigne.

Critiques balayées

Gfs.bern a mené son sondage du 6 au 11 septembre auprès de 1206 personnes dans toutes les régions linguistiques de Suisse. La marge d'erreur est de +/- 2,9%.

L'institut de Claude Longchamp s'était retrouvé sous le feu de la critique après avoir publié un sondage pronostiquant 53% de «non» à l'initiative sur les minarets. Dans les urnes, le texte avait recueilli 57% de «oui» et la diffusion des enquêtes avait été suspendue. Suite à plusieurs analyses disculpant ces sondages, la SSR avait décidé en avril dernier de reprendre leur publication.

(ats)

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