Une mamie persévérante...
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Une mamie persévérante...

Canberra, Australie - Son directeur d'études ne tarit pas d'éloge et l'exhorte à poursuivre jusqu'au doctorat.

Phyllis Turner, une Australienne qui a quitté l'école à l'âge de 12 ans, vient de décrocher un mastère à... 94 ans et pourrait bien être la plus vieille détentrice au monde de ce diplôme universitaire.

Phyllis, aujourd'hui arrière-arrière-grand-mère, a reçu son mastère en science médicale cette semaine au cours d'une cérémonie dans sa maison d'Adelaide, dans l'Etat d'Australie-Méridionale, entourée de plusieurs générations des siens.

Son directeur d'études, le Pr Maciej Henneberg, pense, après en avoir discuté avec ses collègues à l'étranger et effectué des recherches sur Internet, que Phyllis Turner est la personne la plus âgée au monde à obtenir un mastère. Une information confirmée par les éditeurs du Livre Guinness des records.

Il lui a vivement conseillé d'aller jusqu'au doctorat mais Phyllis a, au moins pour le moment, décliné son offre malgré son insistance. «Les gens peuvent vivre jusqu'à 101 ans mais rarement avec une telle vivacité d'esprit», s'émerveille Henneberg. «Son intellect est capable d'aller au doctorat mais sa santé est moins certaine, elle est réticente», souligne-t-il en ajoutant tout de même qu'un doctorat lui demandera un peu plus de trois ans.

Phyllis Turner a dû quitter l'école à 12 ans pour aider sa mère à élever ses frères et soeurs quand la famille a été abandonnée par leur père. Après avoir élevé ses propres sept enfants et deux beaux-enfants, elle a suivi des cours du soir pour achever ses études secondaires. «J'adore étudier», a-t-elle déclaré cette semaine à la radio SA-FM d'Adelaide.

A 70 ans, elle s'est inscrite à l'université d'Adelaide, et à 72 ans, elle a obtenu une bourse d'un an pour étudier à l'université de Californie. Après la Californie, elle s'est inscrite à l'université nationale d'Australie où elle a décroché une licence.

Phyllis Turner a expliqué qu'elle a décidé d'aller jusqu'au mastère quand son mari est mort il y a cinq ans. Elle souligne qu'elle se sent capable d'obtenir son doctorat mais sa famille souhaite qu'elle profite de la vie. «Le seul problème, c'est qu'il me manque quelques années», a dit Phyllis Turner.

AP

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