Manifestation: Une «marée blanche» à Madrid
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ManifestationUne «marée blanche» à Madrid

«La santé ne se vend pas, elle se défend»: derrière cette banderole, des milliers de médecins et infirmières en blouse blanche ont défilé dimanche au centre de Madrid pour dénoncer les coupes budgétaires et la privatisation des services de santé.

Nombre de médecins sont descendus dans la rue pour la première fois de leur carrière.

Nombre de médecins sont descendus dans la rue pour la première fois de leur carrière.

Depuis la semaine dernière, les 75'000 professionnels de la santé de la région de Madrid sont appelés par leurs syndicats à des mouvements de grève, accompagnés de manifestations.

«Non, non à la privatisation», «San-té Pu-blique», scandaient les manifestants qui agitaient des pancartes où était écrit «NO» coupé d'une paire de ciseaux pour dire «non» aux coupes budgétaires décidées par la région de Madrid, dirigée par la droite au pouvoir.

Nombre de médecins affirment descendre dans la rue pour la première fois de leur carrière, craignant une dégradation de la qualité des soins en raison de la «privatisation» des services de soin prévues par le gouvernement régional.

«Une honte»

«Je pense que s'attaquer à la santé est une honte. J'ai voté PP aux dernières élections mais il est clair que je ne le ferai plus aux prochaines élections», affirme Javier Perez, un médecin de 43 ans, brandissant une pancarte «Avant, nous votions PP» (Parti populaire, droite).

«Ils devraient plutôt couper dans le nombre d'élus, de politiques et de postes dans l'administration» que les postes de santé, dénonce-t-il.

Juana Vargas, un médecin de 55 ans, de l'hôpital Puerta de Hierro, dans le nord-ouest de Madrid, est tout aussi en colère. «Avec la privatisation, il y aura moins d'argent pour les patients et moins de moyens. Nous allons passer de troisième pays classé selon l'OMS à je ne sais quelle place», regrette-t-elle.

Les manifestants dénoncent les coupes pour 2013 dans la santé publique et la privatisation prévue de six hôpitaux et 27 dispensaires, sur les 270 de la région. Engagé dans une cure historique de rigueur, le gouvernement de Mariano Rajoy (PP) entend économiser sept milliards d'euros par an dans le domaine de la santé, un effort qui se répercute sur les finances des régions, chargées de ce lourd budget. (ats)

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