Espagne: Une membre d'ETA en fuite après avoir été libérée par erreur
Actualisé

EspagneUne membre d'ETA en fuite après avoir été libérée par erreur

La justice espagnole a lancé mardi un mandat d'arrêt à l'encontre d'une membre de l'ETA, Maité Aranalde. Cette femme a pris la fuite après avoir été libérée sous caution par erreur le 27 août après un imbroglio juridique franco-espagnol.

Le juge d'instruction espagnol Baltasar Garzon a lancé un mandat d'arrêt après avoir accepté lundi le recours déposé par le parquet contre la récente remise en liberté de la membre d'ETA, a-t-on appris de même source. Mais lorsque la police a voulu l'appréhender, elle avait disparu.

La jeune femme, poursuivie en Espagne pour «possession d'explosifs» et «destructions à caractère terroriste», avait été extradée le 25 août de France en Espagne. En Espagne, elle a été remise en liberté le 27 après s'être acquittée d'une caution de 12.000 euros, profitant d'une erreur de procédure.

Selon une source judiciaire espagnole, les autorités françaises n'ont remis à la justice espagnole que les documents concernant les poursuites de détention d'explosifs mais pas ceux relatifs au deuxième délit qui lui est reproché en Espagne, ce qui a favorisé sa remise en liberté. Aranalde est soupçonnée d'avoir posé des bombes dans plusieurs stations d'essence de Madrid en 2004.

Condamnée à six ans de prison

Le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a déclaré mardi en conférence de presse qu'»une erreur bureaucratique a été commise en France» et que «tout le monde la regrette, les Français en premier».

Maité Aranalde, accusée d'appartenir au commando Donosti, s'était réfugiée en France en 2002 au moment du démantèlement du groupe. Elle avait été arrêtée en mars 2005 près de Montpellier (sud de la France). En juin 2008, le tribunal de Grande Instance de Paris l'avait condamnée à six ans de prison pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. (ats)

Ton opinion