16.10.2020 à 15:35

TurquieUne membre présumée de l’EI recherchée par la France arrêtée

La suspecte avait quitté la France en 2016 pour la Syrie, pays qu’elle a quitté il y a cinq mois pour s’installer en Turquie.

La Turquie a arrêté une Tunisienne soupçonnée d’appartenir au groupe jihadiste Etat islamique (EI) et recherchée par la France, a rapporté vendredi l’agence de presse étatique Anadolu.

Soumaya Raissi, âgée de 30 ans, a été interpellée jeudi à Adana (sud de la Turquie) en possession d’une fausse carte d’identité syrienne, a précisé Anadolu, publiant une photo de la femme, menottée et visage masqué.

A Paris, une source judiciaire a confirmé que la femme arrêtée faisait l’objet d’un mandat d’arrêt.

D’après l’agence de presse turque privée DHA, la suspecte avait quitté la France en 2016 pour la Syrie, pays qu’elle a quitté il y a cinq mois pour s’installer en Turquie.

Selon DHA, après l’arrestation dans le sud de la Turquie de son premier mari en 2016, elle s’était remariée à un membre de l’EI en Syrie avec qui elle a eu un enfant.

Dans les années qui ont suivi le début du conflit en Syrie, en 2011, la Turquie, frontalière, a été l’un des principaux points de transit des jihadistes cherchant à rejoindre ce pays en guerre.

Depuis la chute du «califat» autoproclamé de l’EI en mars 2019, nombre d’entre eux ont fait le chemin inverse et rejoint la Turquie.

Contexte tendu

Longtemps accusée de «laisser faire, laisser passer», Ankara annonce désormais régulièrement l’arrestation de membres présumés de l’EI qui se trouvent sur son territoire.

Les autorités turques ont ainsi indiqué avoir interpellé vendredi à Istanbul 14 personnes soupçonnées de liens avec l’EI.

Ankara a expulsé depuis l’an dernier plusieurs dizaines de jihadistes présumés, notamment européens, vers leurs pays d’origine.

La semaine dernière, un jihadiste français, Othman Garrido, a été mis en examen en France après son expulsion de Turquie.

L’arrestation de la suspecte annoncée vendredi intervient par ailleurs dans un contexte de fortes tensions entre Ankara et Paris, liées notamment à la situation en Libye et en Méditerranée orientale.

(AFP)

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