France: Une mère tue sa fille pour abréger «sa souffrance psychique»
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FranceUne mère tue sa fille pour abréger «sa souffrance psychique»

Une femme de 52 ans a reconnu lundi au cours de sa garde à vue avoir tué sa fille de 22 ans, dont le corps avait été découvert samedi à Angoulême, car elle «ne supportait plus sa souffrance psychique».

La mère, interpellée samedi soir à Noirmoutier, a affirmé qu'elle «ne pouvait plus supporter la souffrance psychique de sa fille qui était en difficultés scolaires, avait peu d'amis et sortait peu,» a expliqué à l'AFP le substitut du procureur d'Angoulême.

Selon le parquet, la jeune femme souffrait d'un «mal être mais rien qui n'aille au-delà de ces circonstances».

L'auteur présumée des faits a été écrouée lundi en attendant d'être transférée en Charente afin d'y être mise en examen dans les prochains jours, a précisé le substitut du procureur.

Un juge d'instruction a par ailleurs été saisi lundi d'une ouverture d'information judiciaire du chef d'assassinat.

Le corps de la victime, qui présentait des «plaies à la tête et une marque de strangulation», avait été découvert samedi matin à Angoulême dans la maison où elle vivait avec sa mère.

D'après les premières constatations de la police et les déclarations de la mère, la mort pourrait remonter à "mercredi ou jeudi", selon le parquet, qui avait précisé que l'alerte avait été donnée par "le père qui s'inquiétait parce qu'il n'avait pas de nouvelles depuis plusieurs jours".

L'enquête, confiée à la PJ de Limoges, avait permis de localiser la mère en Vendée où elle avait été interpellée samedi après-midi.

Elle avait rapidement reconnu être l'auteur des coups, mais ses déclarations restent extrêmement confuses en raison d'un état de fragilité psychologique.

Le père et la mère de la victime étaient séparés depuis 2008.

(afp)

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