Lausanne: Une militante condamnée pour avoir bloqué une avenue en ville

Publié

LausanneUne militante condamnée pour avoir bloqué une avenue en ville

Lors d’une double manifestation non autorisée sous l’égide de la Grève féministe et de la Critical Mass, en juin 2020, des cyclistes avaient volontairement paralysé le trafic, dont celui des bus, et refusé d’obéir à la police.

par
Frédéric Nejad Toulami
Plus d’une centaine de manifestants à vélo avaient défilé le 14 juin 2020 sans autorisation et sans se conformer aux consignes.

Plus d’une centaine de manifestants à vélo avaient défilé le 14 juin 2020 sans autorisation et sans se conformer aux consignes.

Critical Mass

Malgré la pandémie, des militants avaient défilé à pied et à vélo à Lausanne, le 14 juin 2020, à l’appel de la Grève féministe ainsi que de la Critical Mass, mouvement qui prône de «rendre aux rues leur rôle de lieu d’échanges et de rencontres». Sans avoir obtenu d’autorisation pour manifester sur le domaine public, les participants avaient dévalé l’avenue de Rhodanie, au sud de la capitale vaudoise, provoquant des perturbations de la circulation.

Transports publics bloqués

Arrivés à hauteur d’un rond-point près de la piscine de Bellerive, des cyclistes s’y étaient arrêtés pour bloquer volontairement cet axe routier durant près d’une heure. Malgré les injonctions répétées des policiers sur place, ils avaient refusé d’avancer ou de se déplacer pour permettre le passage des véhicules, y compris les bus des transports publics, ce qui avait provoqué de nombreux retards sur les lignes.

Un cordon de police avait fini par intervenir en repoussant les manifestants sur le côté de l’avenue, avant de procéder à des contrôles d’identité. Certains ont ensuite été dénoncés pour entrave aux services d’intérêt général, empêchement d’accomplir un acte officiel et violation de la circulation notamment.

Différence entre organisateurs et participants

Parmi eux, une Vaudoise de La Côte. Cette quinquagénaire a été condamnée en octobre dernier par un procureur à une amende de 300 francs, ainsi qu’à 20 jours-amende, une peine assortie du sursis car elle n’avait pas d’antécédents pénaux. Le magistrat n’a cependant pas retenu la violation des ordonnances fédérales en matière de lutte contre le Covid-19, car la Vaudoise a été considérée comme simple participante. Seuls les organisateurs et les responsables de cette manifestation durant la pandémie peuvent être poursuivis pour ce motif.

Ton opinion