Actualisé 04.07.2011 à 23:01

Horlogerie à GenèveUne montre inspirée du calendrier maya

Un Genevois crée une marque de montre de luxe qui disparaîtra le jour de «l'apocalypse». Un concept symbolique et entièrement swissmade.

de
Irène Languin

Le 21 décembre 2012 sera le jour de la fin du monde. C'est du moins ce que prédit le calendrier des anciens Mayas. Cette date fatidique marquera en tout cas une apocalypse horlogère. La marque genevoise 219, lancée il y a deux semaines, disparaîtra un an et demi seulement après sa conception.

Son créateur, un jeune marchand de pierres précieuses, a imaginé un concept à contre-courant des marques traditionnelles, qui s'inscrivent dans la durée. «Il s'agit d'un pied-de-nez au conservatisme technocratique, explique le lapidaire. Je voulais fabriquer à Genève une montre ultra luxueuse assortie d'une date de péremption.» En décembre 2012, le jeune homme prévoit d'aller au Mexique en «sacrifier» un spécimen en le jetant du haut d'une pyramide maya.

L'idée laisse certains connaisseurs songeurs. «Du point de vue marketing et esthétique, c'est très réussi, réagit Thierry Brandt, rédacteur en chef du magazine WatchElse. Mais ça reste une montre classique qui est chère, même pour les collectionneurs. Peut-être séduira-t-elle les mystiques?» Des mystiques aux poches pleines toutefois: serti d'émeraudes et produit à 12 exemplaires, ce «garde-temps de la fin des temps» coûte la bagatelle de 365 000 francs.

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