Actualisé 29.03.2020 à 22:39

Syrie

Une mutinerie dans une prison de djihadistes

En Syrie, des détenus se sont évadés d'une prison, qui accueille 5000 prisonniers, dont des «éléments du groupe État islamique».

Les recherches se poursuivent pour rattraper les évadés. (Image d'illustration)

Les recherches se poursuivent pour rattraper les évadés. (Image d'illustration)

Keystone

Une mutinerie a éclaté dimanche en Syrie dans une prison des forces kurdes où sont détenus des personnes accusées d'appartenance au groupe djihadiste État islamique (EI), ont rapporté une ONG et un responsable de sécurité, précisant que des prisonniers se sont évadés.

Le responsable des Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition dominée par les combattants kurdes, n'était en mesure de donner le nombre de fugitifs, ni leur nationalité. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a parlé de «quatre fugitifs au moins».

Tard dimanche soir, la situation reste tendue dans la prison de Ghouiran, dans la ville de Hassaké (nord-est syrien) et les recherches se poursuivent pour rattraper les évadés, ont précisé ces deux sources. La «mutinerie» a été menée par «des éléments du groupe État islamique», selon l'OSDH, qui indique que la prison accueille près de 5000 prisonniers «de différentes nationalités» et accusés d'appartenance à l'EI.

«Les forces tentent de reprendre le contrôle»

L'ONG dispose d'un vaste réseau de sources à travers le pays en guerre. Sur son compte twitter, un porte-parole des FDS, Mustafa Bali, a reconnu qu'une «mutinerie» a eu lieu, précisant que les prisonniers ont «cassé des murs et arraché des portes intérieures». «La situation est toujours tendue à l'intérieur de la prison (...), les forces tentent de reprendre le contrôle», a-t-il dit tard dimanche soir, évoquant l'envoi de renforts.

De son côté, le responsable de sécurité des FDS, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a indiqué à l'AFP que des «éléments de l'EI s'étaient révoltés» dans la prison. «Certains d'entre eux ont pu sortir dans la cour de la prison», a reconnu cette source. «Un certain nombre d'éléments de l'EI ont pu s'enfuir de la prison, les opérations de recherche se poursuivent».

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de la coalition internationale anti-EI, a assuré que «des membres des bas échelons de l'EI» sont enfermés dans cette prison. «La coalition assiste ses partenaires des Forces démocratiques syriennes avec une surveillance aérienne au moment où elles répriment une insurrection» dans la prison, a assuré le colonel Myles Caggins III.

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La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)

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AFP
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)

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AFP
Les forces du régime syrien ont pénétré dans la ville stratégique de Saraqeb mercredi, poursuivant leur offensive dans la province d'Idleb. (Mercredi 5 février 2020)

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AFP

Un an après avoir proclamé le 23 mars 2019 l'éradication du «califat» de l'EI en Syrie, les forces kurdes détiennent toujours quelque 12'000 djihadistes dans plusieurs prisons du nord-est syrien, selon leurs statistiques. Il y a des Syriens, des Irakiens mais aussi 2500 à 3000 étrangers originaires d'une cinquantaine de pays. Si les Kurdes réclamaient au départ le renvoi vers leur pays d'origine des combattants étrangers, ils se sont résignés à l'idée de devoir les juger en Syrie, face aux tergiversations des gouvernements occidentaux qui évitent les rapatriements. (nxp/afp)

(NewsXpress)
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