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Amérique latineUne nouvelle caravane de migrants se prépare

Les autorités mexicaines, guatémaltèques et honduriennes ont annoncé lundi se préparer au départ depuis le nord du Honduras d’une caravane de migrants à la recherche d’une vie meilleure aux États-Unis.

Image d’archive

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AFP

Un appel à la formation d’une caravane de migrants a été lancé sur les réseaux sociaux. Les migrants partiraient du Honduras vendredi, seulement cinq jours avant la prestation de serment du président américain Joe Biden, sur lequel les candidats au rêve américain comptent pour assouplir la politique migratoire des États-Unis.

Des délégations des autorités des trois pays impliqués ont inspecté lundi le poste-frontière de Corinto entre le Honduras et le Guatemala, à environ 200 km au nord de Tegucigalpa, la capitale du Honduras.

Covid-19

«L’objectif (est de) déterminer les mesures (à prendre) permettant de recevoir la caravane», selon un communiqué des autorités guatémaltèques. «La priorité est d’assister les enfants migrants non accompagnés, ainsi que les groupes vulnérables», précise le communiqué.

Si «la migration est un droit», les migrants doivent respecter les normes d’entrée sur le territoire guatémaltèque, notamment en présentant un test négatif au Covid-19 ainsi que des documents d’identité, y compris pour les enfants mineurs, ont averti les autorités du Guatemala.

Les trois pays impliqués ont annoncé dans une déclaration commune vouloir favoriser des migrations «sûres, ordonnées et régulières» et renforcer la lutte «contre le travail illégal de migrants et la traite d’êtres humains».

Misère

Des convocations pour la formation d’une «Caravane 15 janvier 2021» circulent depuis décembre sur les réseaux sociaux. Comme une douzaine d’autres depuis octobre 2018, la caravane partirait de San Pedro Sula, la deuxième ville du Honduras, cœur industriel et moteur économique du pays. Des Mexicains, Salvadoriens et Guatémaltèques ont manifesté sur les réseaux sociaux leur intention de se joindre à la caravane de migrants honduriens.

Les candidats à l’émigration fuient la violence et la misère, aggravées dans leurs pays par les dégâts causés par le passage dévastateur en novembre de deux ouragans et la récession économique due à la pandémie de coronavirus. Les précédentes caravanes se sont heurtées au durcissement des mesures de contrôle à la frontière ordonnées par le président Donald Trump, qui a même déployé des militaires sur la frontière.

(AFP)

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