Actualisé 08.05.2008 à 18:12

Une nouvelle flambée de violence paralyse le Liban

A Beyrouth, les routes sont
bloquées, l'aéroport est fermé et il y a des accrochages armés. Le pays est au bord du chaos.

Privé de chef d'Etat depuis le 24 novembre, le Liban, qui traverse une crise politique aiguë, est une nouvelle fois aux prises avec la violence. Mercredi, une grève générale pour des revendications salariales avait déjà dégénéré à Beyrouth.

Hier, la situation s'est encore détériorée. Le pays était littéralement paralysé, de nombreuses routes étant rendues impraticables par des murs de pneus en flammes.

L'aéroport international de Beyrouth était fermé, de même que de nombreux commerces et écoles, alors que des combats armés entre partisans de l'opposition et de la majorité antisyrienne s'étendaient à plusieurs villes du pays. L'armée libanaise a prévenu qu'une escalade risquait de porter atteinte à son unité. «Si la situation se poursuit, tout le monde perdra.»

Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, fer de lance de l'opposition, a déclaré hier que les récentes décisions prises par le gouvernement à l'encontre de la formation chiite (enquête sur un réseau de télécommunications installé par le Hezbollah à travers le pays, limogeage du chef de la sécurité de l'aéroport) étaient une «déclaration de guerre».

Peu après ce discours, de violents affrontements à la roquette de type RPG et aux armes automatiques ont éclaté dans des quartiers de Beyrouth.

Face à cette escalade, plusieurs capitales arabes ont fait part de leur inquiétude et appelé au calme.

(afp)

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