Genève: Une nouvelle flotte pour nettoyer le lac de manière écolo
Publié

GenèveUne nouvelle flotte pour nettoyer le lac de manière écolo

Le Canton a inauguré trois bateaux destinés à entretenir le Léman et ses rives.

par
Léonard Boissonnas
La grande faucardeuse «Vénilia» «sera désormais le vaisseau amiral de la batellerie de l’État».

La grande faucardeuse «Vénilia» «sera désormais le vaisseau amiral de la batellerie de l’État».

leo/20min

Elles s’appellent «Vénilia», «Carla» et «Bel’Alice» et ont été baptisées ce jeudi. Elles, ce sont les trois nouvelles embarcations de l’État de Genève destinées à entretenir et nettoyer le Léman et ses bords, principalement durant la saison estivale. «Ces machines vont permettre d’entretenir le lac de façon écoresponsable», a indiqué Hélène Sauty, cheffe ad interim du Service forêt, travaux et entretien du Département du Territoire (DT).

En effet, la flotte, composée de deux faucardeuses, sortes de moissonneuses-batteuses aquatiques qui fauchent les algues, et d’un bateau-grue de transport équipé d’un bras articulé, fonctionnera de manière innovante au bout du lac: au lieu de ramener à quai les végétaux récoltés et de les transporter par camion pour les brûler, les bateaux les déposeront dans deux filets installés au large. Là, les plantes vont se décomposer sans autre intervention, «en un mois».

Des centaines de tonnes

«L’impact écologique de ce projet est excellent», a salué le conseiller d’État Antonio Hodgers, en charge du DT. La méthode sera ainsi appliquée à l’ensemble des 300 à 400 tonnes de végétaux issus annuellement des fonds lacustres. Par contre, les déchets collectés sur les rives continueront à être incinérés afin d’éviter toute pollution des eaux.

Le bateau-grue fonctionnera principalement d’avril à octobre pour le nettoyage des bords, tandis que les deux faucardeuses seront de service de juillet à mi-septembre, a précisé Patrik Fouvy, directeur du Service du paysage et des forêts: «C’est là qu’il y a de grosses floraisons, l’enjeu est de couper les végétaux juste après.» Les zones d’intervention sont limitées aux ports publics, aux axes de navigation et aux périmètres de baignade.

Le coût total de cette nouvelle batellerie est d’environ un million de francs.

Ton opinion

19 commentaires