Actualisé 04.03.2010 à 20:20

événementUne nouvelle plage dans l'histoire de Gorillaz

Damon Albarn et le dessinateur Jamie Hewlett sont de retour avec un album ambitieux, «Plastic Beach».

von
Laurent Flückiger

Cela commence comme un grand film. Comme un long métrage animé, dans le cas de Gorillaz. Cris de mouettes, violons, violoncelles, altos, tuba et ce cor, lancinant, qui emporte l'auditeur sur la 2e plage, «Welcome to the World of Plastic Beach». Gorillaz s'est retiré sur Tracy Island, au sommet d'un tas d'ordures. L'endroit du monde le plus éloigné de toutes les côtes.

L'emplacement du QG est à l'image du nouvel album de Gorillaz: au-delà des limites de ce qu'on connaît. Ici, un orchestre arabe (White Flag), là un collectif de jazz hip-hop (Sweepstakes). Et surtout des guests. A la pelle. Snoop Dogg, Mos Def, De La Soul, Mark E. Smith (chanteur de The Fall), le soulman Bobby Womack, les ex-The Clash Mick Jones et Paul Simonon et, surtout, Lou Reed, dont la voix fait merveille sur le sautillant «Some Kind of Nature» aux côtés de Damon Albarn. Pardon, 2D.

Même si le mélange de pop, de rap, de soul, de dub et d'electro de «Plastic Beach» est dans la lignée de «Gorillaz» et de «Demon Days», ce troisième album emmène le ­groupe dans une nouvelle ère. Surtout, le disque est bien moins accessible et ne comporte pas un bataillon de tubes. Passé la première écoute, «Plastic Beach» est pourtant une véritable tuerie.

Gorillaz, «Plastic Beach», distr. EMI

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