Scandale des notes de frais: Une nouvelle tête tombe en Grande-Bretagne
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Scandale des notes de fraisUne nouvelle tête tombe en Grande-Bretagne

Le scandale des notes de frais a fait rouler une tête à haut niveau mardi en Grande-Bretagne. Le président de la chambre des Communes britannique, Michael Martin, a annoncé mardi qu'il quitterait son poste le 21 juin.

Celui qui, lundi soir, a présenté des excuses pour son rôle dans le scandale des notes de frais parlementaires et promis de conduire les efforts pour restaurer la respectabilité du Parlement britannique, n'avait d'autres solution que celle de démissionner.

«Permettez-moi de dire aux hommes et aux femmes du Royaume-Uni que nous vous avons laissé tomber très durement», avait lancé Michael Martin lundi devant les parlementaires de la Chambre des Communes. «Nous devons tous en accepter la responsabilité, et dans la mesure où j'ai contribué à cette situation, je suis profondément désolé».

La veille, le chef du parti libéral-démocrate Nick Clegg, avait exhorté le président de la Chambre des communes à démissionner en raison de la manière dont il a géré le scandale. Michael Martin a esquivé les appels à sa démission, invoquant la procédure parlementaire pour ralentir le débat sur une motion à son encontre.

Membre du parti travailliste du Premier ministre Gordon Brown, il a été critiqué pour avoir ignoré les mises en garde sur la nécessité de réformer le système des notes de frais, avant de tenter de bloquer la publication de demandes de remboursement des parlementaires.

Le chef du parti conservateur David Cameron a annoncé qu'il allait lancer une pétition pour réclamer que Gordon Brown convoque des élections le plus tôt possible pour donner la possibilité aux électeurs de renvoyer les parlementaires qui ont abusé du système.

La décision finale appartient à Gordon Brown, qui doit convoquer les législatives d'ici la mi-2010, et risque d'attendre le dernier moment dans l'espoir d'une reprise de l'économie avant le scrutin. (ap)

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