Festival de Cannes: Une Palme d'or d'honneur à Agnès Varda
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Festival de CannesUne Palme d'or d'honneur à Agnès Varda

Après Locarno qui lui a décerné un Léopard d'honneur en 2014, c'est au tour du Festival de Cannes de récompenser Agnès Varda avec une Palme d'or d'honneur.

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Agnes Varda à Locarno en août 2014, lorsqu'elle y reçut un Léopard d'honneur.

Agnes Varda à Locarno en août 2014, lorsqu'elle y reçut un Léopard d'honneur.

A ce jour, seuls Woody Allen, en 2002, Clint Eastwood, en 2009, et Bernardo Bertolucci, en 2011, se sont vu remettre cette distinction suprême, au nom du Conseil d'Administration du Festival de Cannes. Remise lors de la cérémonie de clôture, elle est attribuée à un réalisateur de renom, dont l'œuvre fait autorité dans le monde mais qui n'a pourtant jamais reçu de Palme d'or, ont déclaré samedi les organisateurs dans un communqué.

Agnès Varda est la première femme réalisatrice à recevoir le précieux trophée : elle note avec son humour légendaire « Et pourtant, jamais mes films n'ont approché le nombre d'entrées des leurs ! »

Photographe, scénariste, actrice, réalisatrice, plasticienne, Agnès Varda est une artiste complète, géniale touche-à-tout que sa curiosité insatiable entraine dans les projets les plus variés dont elle tire toujours le meilleur.

Figure de la Nouvelle Vague

Née le 30 mai 1928, elle étudie la photographie et fait ses premières armes au Festival d'Avignon sous la houlette de Jean Vilar. Elle choisit deux acteurs du TNP, Sylvia Montfort et Philippe Noiret pour son premier long métrage, «La Pointe Courte», qui sera monté par Alain Resnais. Rétrospectivement, on peut voir dans cette œuvre de 1954 tout ce qui fera plus tard le succès de la Nouvelle Vague.

Mais c'est en 1962, avec «Cléo de 5 à 7» qu'Agnès Varda est reconnue, puis consacrée en 1965 par un Prix Louis-Delluc décerné à son film «Le Bonheur».

Franc-tireuse dans l'âme, Agnès Varda passe, au gré de ses voyages et de ses passions du moment, du court au long métrage, du documentaire à la fiction, abordant tous les sujets : «Mur, murs», «Daguerréotypes», «Jane B par Agnès V» sont autant de reflets de sa fantaisie poétique alors que ses fictions, notamment «L'Une chante, l'autre pas» ou encore «Sans toit ni loi» (Lion d'or à Venise en 1985), témoignent sans concession de la réalité sociale.

Après la mort de Jacques Demy, l'homme de sa vie, elle réalise trois films à sa mémoire, dont le très émouvant «Jacquot de Nantes».

En 2000, elle tourne «Les Glaneurs et la Glaneuse», seule, avec une caméra numérique. En 2008, son film en forme d'autoportrait, «Les plages d'Agnès», reçoit le César du meilleur documentaire.

En 2013, elle avait présidé le Jury de la Caméra d'Or au Festival de Cannes.

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