Genève - Une partie de l’hypercentre fermée aux voitures
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GenèveUne partie de l’hypercentre fermée aux voitures

Le Canton a édicté des interdictions de circulation pour la place de Bel-Air afin de privilégier les transports publics et professionnels, ainsi que la mobilité douce. L’essai durera une année.

Cette scène ne devrait plus se produire durant une année au moins.

Cette scène ne devrait plus se produire durant une année au moins.

Steeve Iuncker-GomezTDG

Depuis lundi matin, c’en est fait des véhicules motorisés sur et aux alentours de la place de Bel-Air (voir schéma ci-dessous). Le lieu, un des principaux nœuds des transports publics, est désormais fermé aux voitures et aux deux-roues motorisés quel que soit le sens de circulation. La mesure sera à l’essai durant une année. Cette décision poursuit plusieurs buts: satisfaire à la loi sur la mobilité cohérente et équilibrée qui consacre la priorité des transports publics et de la mobilité douce dans l’hypercentre; et éviter que le trafic individuel motorisé ne perturbe la fluidité des bus et trams qui empruntent le secteur. Il s’agit également, selon les autorités cantonales, de permettre aux véhicules professionnels de mieux se déplacer.

Canton de Genève

Selon les autorités, ces mesures ont été prises après concertation et en accord avec les milieux économiques, ce que ces derniers réfutent dans la «Tribune de Genève» et sur les réseaux sociaux. «Grâce à la mise en place de cette mesure, nous souhaitons faciliter le travail des transporteurs professionnels et améliorer la fluidité des transports collectifs en augmentant ainsi leur attractivité comme moyen de déplacement à l'hypercentre », a souligné dans un communiqué le président du Conseil d'État Serge Dal Busco, chargé des infrastructures.

Exceptions

Néanmoins, de nombreux véhicules motorisés pourront encore rouler sur les tronçons concernés. Le transit sera réservé aux professionnels, comme les véhicules des entreprises, des collectivités publiques, des services d’urgence, des transports publics ou encore les taxis. D’autres pourront accéder au secteur s’il s’agit de leur destination finale. Il s’agit des commerçants, des habitants ou des clients des commerces. Quant aux deux-roues motorisés, ils pourront également circuler dans les rues interdites afin de se rendre aux places dédiées dans la zone qui ne seront pas effacées.

Information puis contravention

Les panneaux d’interdiction ont été posés lundi. Durant trois semaines, les autorités vont mener une campagne d’information, puis des contrôles seront réalisés par des agents de police.

(mpo)

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