Etats-Unis: Une «Party House» fermée par la police
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Etats-UnisUne «Party House» fermée par la police

A Glendale en Californie, un propriétaire ne pourra plus louer sa maison comme une salle de fête après l'intervention des autorités.

par
Guillaume Serina
Los Angeles
La maison était présentée comme «un paradis en plein air pour s'amuser», avec piscine, jacuzzi, barbecue, qui pouvait accueillir jusqu'à 200 personnes pour des «mariages, retraites, réceptions, soirées surprises et tout ce que vous pouvez imaginer»

La maison était présentée comme «un paradis en plein air pour s'amuser», avec piscine, jacuzzi, barbecue, qui pouvait accueillir jusqu'à 200 personnes pour des «mariages, retraites, réceptions, soirées surprises et tout ce que vous pouvez imaginer»

Dommage pour les teufeurs. Tant mieux pour les voisins. A Glendale, en plein coeur de l'agglomération de Los Angeles, une maison de 400 m2 était louée uniquement comme une «Party House»: un lieu pour faire la fête. Mais celle-ci a mal tourné pour son propriétaire, qui vient de se voir interdire de présenter sa propriété de la sorte dans sa petite annonce.

Tout a commencé sur le site AirBnB, qui connaît un grand succès aux Etats-Unis. Des propriétaires peuvent louer, à la journée ou à la semaine, leur bien à des visiteurs. Une bonne façon de rentabiliser son investissement pendant les vacances, ou carrément en faire un business. Sur Norton Avenue, la maison était présentée comme «un paradis en plein air pour s'amuser», avec piscine, jacuzzi, barbecue, qui pouvait accueillir jusqu'à 200 personnes pour des «mariages, retraites, réceptions, soirées surprises et tout ce que vous pouvez imaginer», relate le «Glendale News-Press». Tarif : entre 150 et 280 dollars la nuit.

Selon des voisins, les fêtes duraient toute la nuit: musique à fond, bouteilles de bières dans la rue, difficultés à se garer, bagarres… «Au début, j'étais très en colère. Et puis au bout de plusieurs fêtes, on se sent impuissant, on ne peut rien faire», témoigne Andrew Gorgyan, qui habite la maison voisine, dans le «Los Angeles Times». Un autre voisin affirme avoir vu, un soir, un bus arriver avec une trentaine de personnes.

Au mois de décembre, la police a dû intervenir avec l'appui d'un hélicoptère projetant une forte lumière sur la propriété. «C'était comme une zone de guerre», raconte un témoin. Depuis le mois d'octobre, les forces de l'ordre ont dû arrêter les fêtes à au moins six reprises. Aujourd'hui, le copropriétaire de la maison, qui est un agent immobilier, explique qu'il avait loué la maison pour un an. Désormais, il cherchera «un locataire à long terme», qui ne sous-louera pas la propriété. Un «ouf» de soulagement pour tout un quartier.

FranceUSAMedia.com

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