Une patte tendue aux artistes contemporains
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Une patte tendue aux artistes contemporains

Coup de pouce aux créateurs. Une fondation vise à les soutenir et à rendre plus populaire l'art contemporain.

«Nous souhaitons rendre les arts visuels plus accessibles, sans tomber dans le populisme», explique John Lippens, l'un des six membres fondateurs de la Fondation lausannoise pour l'art contemporain (FLAC). «Car, aujourd'hui, il n'y a qu'une miniélite qui s'y intéresse. C'est la mort programmée d'un système», affirme-t-il sans détour.

Et, pour toucher la corde sensible du public, rien de tel que le rire. C'est le thème d'une manifestation prévue cet automne. «Car il y a des œuvres d'art à mourir de rire!» s'exclame-t-il.

Un prix annuel récompensant un projet artistique est aussi proposé par la FLAC. Elle vise surtout à soutenir financièrement les artistes régionaux. Car l'art coûte cher. Pas seulement aux acheteurs, mais d'abord aux créateurs. Pour concevoir la sculpture «Great Rabbit», l'artiste genevois Christian Gonzenbach s'est procuré 600 peaux de lapins au prix de 10 fr. l'unité. Une œuvre de 4 mètres de haut, dont l'envergure est dans l'air du temps. C'est bien souvent le problème. «Les frais de production de l'art ont augmenté, car la tendance est au spectaculaire. Mais, si l'on ne la suit pas, on ne perce pas», explique John Lippens.

Une recherche de fonds est lancée afin de doter la fondation d'une enveloppe annuelle de 150 000 fr.

Sophie Roselli

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