Elle tue son père à 22 ans: Une personnalité borderline et un père violent?
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Elle tue son père à 22 ansUne personnalité borderline et un père violent?

Les motifs exacts qui ont poussé une fille de 22 ans à tuer son père jeudi dernier avec un revolver à Oberrieden (ZH) restent encore flous. Mais la jeune femme se considérait comme une personnalité «borderline» et selon la mère, le père était colérique et violent.

par
rry/tde

Il y a un an déjà, Fabienne Z.* était sûre d'être un peu «borderline». Elle décrit alors ce qu'elle ressent, l'automne dernier, sur le forum internet Depri.ch. «J'ai l'impression d'être instable émotionnellement. Est-ce que je dois aller consulter un psy ou un médecin?», demande-t-elle. De prime abord, Fabienne passe pour quelqu'un d'extraverti et de joyeux. «Mais à l'intérieur, c'est tout le contraire», confie-t-elle à ses interlocuteurs virtuels. Le Blick publie aujourd'hui des extraits du forum.

En confiance sur le net

Visiblement en confiance sur le net, Fabienne dit tout, ou presque. Elle se renseigne pour savoir comment se procurer une arme à feu, se demande qu'elle impression cela fait de mourir ou n'hésite pas à dévoiler à combien de temps remonte sa dernière masturbation. La jeune femme, qui rêvait d'une carrière de modèle est même aller jusqu'à se déshabiller pour un site. Elle expliquera plus tard qu'il s'agit de photos d'elle sous la douche, volées par un ami. Mais Fabienne aime son corps. «J'ai de belles jambes que je veux montrer». La jeune femme avoue aussi de sombres pulsions. Au sujet d'un dealer dont son ex-ami, cocaïnomane, essayait de se séparer, elle écrit: «J'aimerais qu'il rampe à mes pieds, me suppliant, hurlant de douleur…».

La mère défend sa fille

Le père, souvent décrit comme un être serviable et sociable, apparaît sous un autre visage ce matin dans 20 Minuten. La mère décrit son mari comme un père agressif envers sa fille. «Il y avait souvent de violentes disputes dans la famille», confie la mère. Le soir du drame, le père aurait été à nouveau pris d'un accès de colère. «Ma fille a voulu se défendre», affirme la mère. Et de confier qu'elle s'en veut énormément de ne pas être intervenue.

* Nom connu de la rédaction

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