Hockey - Finale des play-off: Une plaie toujours béante depuis 21 ans à Fribourg

Actualisé

Hockey - Finale des play-offUne plaie toujours béante depuis 21 ans à Fribourg

Les joueurs de Gottéron auront deux missions contre Berne: gagner le 1er titre de l'histoire du club
et rayer la défaite de 1992 de la mémoire des supporters.

par
Grégory Beaud

«La Coupe était là, dans notre patinoire. Celui qui gagnait le match était champion.» Pa­trice Brasey se souvient, ­comme si c'était hier, du match décisif face à Berne. Le 12 avril 1992, le SCB avait remporté le titre dans la patinoire Saint-Léonard. Il s'agissait alors de la première des trois défaites consécutives des Fribourgeois en finale. «C'est celle qui a fait le plus mal, s'est souvenu l'ancien défenseur. Contre Kloten, les deux années suivantes, nous n'étions pas aussi proches du titre. Cette défaite est le moment le plus triste de ma carrière. Sans aucune hésitation possible.»

En 21 ans, de l'eau a coulé dans la vallée du Gottéron, mais le souvenir de cette fi­nale perdue contre le voisin bernois demeure. «Il est impossible d'oublier, a regretté Patrice Brasey. En tant que joueur, lorsque tu as pleuré après un match, ça reste gravé dans ta mémoire. J'ai gagné un titre avec Lugano, mais il aurait eu une tout autre saveur avec Fribourg Gottéron.»

Aujourd'hui, l'ex-international garde toujours un œil bienveillant sur la destiné des Dragons. Espère-t-il être vengé par les joueurs de Hans Kossmann? «Je ne sais pas quel est l'état d'esprit des Fribourgeois du club. Si les Sprunger, Birbaum ou Bykov, et j'en passe, pouvaient le faire et avoir une pensée pour les anciens, ce serait­ génial. Mais j'imagine qu'ils n'auront pas besoin de ça pour se motiver avant d'entamer cette finale.»

Aurait-il un conseil à donner aux joueurs qui ont repris le flambeau? «Ce sont des professionnels, remarque-t-il. J'ai l'impression que, contrairement à mon époque, tout le monde est prêt à tout pour soulever la Coupe. Ils doivent avoir envie de se défoncer sur la glace. Qu'ils se fassent plaisir. Surtout.»

Ton opinion