Berne: Une plainte pend au nez des anti-burqas
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BerneUne plainte pend au nez des anti-burqas

Des politiciens UDC, vêtus de burqas ou de ceintures d'explosifs, ont apporté leur soutien à l'initiative fédérale anti-burqa. Mais leur action violait le droit cantonal.

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miw/dmz
Walter Wobmann, tout à droite, jure qu'il ne savait pas qu'il faisait quelque chose d'interdit.

Walter Wobmann, tout à droite, jure qu'il ne savait pas qu'il faisait quelque chose d'interdit.

photo: Keystone/Alessandro Della Valle

Le conseiller national Walter Wobmann (UDC/SO) et l'ancien président des jeunes UDC Anian Liebrand risquent des ennuis avec la justice. Mardi, avec quatre autres militants du parti, ils ont apporté officiellement leur soutien à l'initiative en cours de recherche de signatures, qui interdirait de dissimuler son visage dans l'espace public. Le texte rendrait, de fait, la burqa illégale. Le Tessin connaît déjà une telle règle: depuis fin 2015, les contrevenant risquent une amende allant jusqu'à 10'000 francs.

Si l'action n'est, en apparence, rien de plus qu'une manœuvre politique, elle pose deux problèmes: primo, aucune autorisation n'avait été demandée. Secondo: elle viole la loi cantonale bernoise. Cette dernière interdit en effet de dissimuler son visage dans un contexte bien précis: les manifestations.

La porte-parole de la police cantonale, Ramona Mock, a confirmé à «20 Minuten» que le Ministère public a été informé. Walter Wobmann a, pour sa part, promis qu'il n'était pas au courant qu'il violait les règles. «Nous voulions seulement visuellement attirer l'attention sur notre initiative», a-t-il déclaré.

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