Actualisé 14.04.2020 à 15:22

CoronavirusUne PME vaudoise se met aux respirateurs

Une petite entreprise de microtechnique de Préverenges produit désormais des appareils respiratoires pour aider les patients malades et conscients.

Cédric Pahud, directeur de BCD microtechnique SA, à Préverenges, s'est reconverti pendant la crise.

Quasiment du jour au lendemain, une PME vaudoise a réorienté son travail pour produire des appareils respiratoires, afin d'aider les patients touchés par le Covid-19. Environ 160 machines devraient être prêtes d'ici deux semaines.

«Un ami m'a appelé pour me proposer de réaliser un respirateur. J'ai été très enthousiasmé par son idée et ai démarré bille en tête avec mon équipe», a expliqué Cédric Pahud, directeur de BCD microtechnique SA, à Préverenges, spécialisé dans les instruments de mesure pour l'industrie, l'horlogerie et le médical.

Le projet Covidair a démarré le 10 mars. «Nous avions dix machines le 31 mars, présentables aux hôpitaux. Le travail consiste désormais à adapter le dispositif aux normes et aux besoins spécifiques du Covid-19», a expliqué l'ingénieur et entrepreneur.

Techniquement, il s'agit d'appareils avec masques, non invasifs. Et pas d'une machine invasive, telle que celles qu'on utilise dans les services d'urgence pour intuber les patients les plus malades.

Patients conscients

L'objectif est d'aider à respirer un patient conscient. «On va essayer de capter son rythme respiratoire et d'aller avec lui, pas contre lui», explique M. Pahud. «On détecte l'instant d'inspiration, ensuite on l'aide à inspirer en augmentant la pression dans ses poumons. Quand le poumon est plein, on arrête de pousser l'air».

La PME de neuf personnes - «tous étaient d'accord d'aider au-delà des heures normales - a développé la machine »de a à z, avec l'aide de sous-traitants de la région pour les pièces«, a-t-il ajouté.

Bientôt prêt

L'appareil n'est pas encore en service dans les hôpitaux. Des tests sont en cours. L'entrepreneur espère que les machines seront terminées dans dix jours et pourront alors être utilisées.

Ce ne sera peut-être pas en Suisse, où il ne devrait pas y avoir de pénurie de ce type. »Nous avons beaucoup de demandes à l'étranger, de différents continents. Les gens s'y intéressent«, dit-il. »Dès le début, j'avais imaginé ce projet comme un back-up au cas où des machines viendraient à manquer", a-t-il précisé. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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